lundi 30 janvier 2012
Je vais très bien, merci
Juste un petit mot en passant pour rassurer quelques lectrices inquiètes par mon silence prolongé. Il se trouve tout simplement que ces derniers temps, je disposais de peu de temps disponible et que je préférais utiliser ce temps libre pour faire autre chose que rester devant mon ordinateur. Mais je vous rassure, je vais très bien, le cancer se tient à distance et mon moral est au très beau fixe.

J'ai aussi remarqué que l'espacement de mes contrôles me fait le plus grand bien et me fait moins sentir malade. Je prends ainsi un peu plus de distance avec le cancer malgré mes traitements toutes les trois semaines et les petits effets secondaires qui me rappellent à son bon souvenir (comme des jointures de doigts plus raides en ce moment...). D'ailleurs je n'avais pas envie/besoin d'en parler dans mes derniers articles.
J'avais aussi pas mal de travail ainsi que des lectures très prenantes, sans parler de l'Ipad et des jeux que j'ai installés dessus et dont je suis complètement addict... Je vous recommande à ce sujet Swampy. Nous sommes tous accros, enfin perso, j'ai fait tous les niveaux, pratiquement tous les succès, va falloir que je m'en trouve un autre dans tout ce que j'ai installé...
Et puis j'ai organisé l'anniversaire des 10 ans de ma fille J., 14 enfants au bowling suivi d'une soirée pizzas chez moi; puis celui des 7 ans de ma fille E. J'ai pas mal fréquenté les salles obscures. Je suis retournée voir "Les Intouchables" une seconde fois pour mon plus grand bonheur.
Si vous n'êtes pas encore allés voir ce film, courrez-y, il n'a absolument rien de triste, c'est plein de bonne humeur, idéal pour passer un excellent moment.
J'ai aussi passé prise de sang ainsi qu'un scanner de contrôle des métastases, rien à voir de ce côté-là, tout est normal.
Je suis en vacances dans 2 semaines avec les filles, direction la montagne, les pistes enneigées et une bonne pile de bouquins à découvrir.
samedi 28 janvier 2012
La Horde du Contrevent d'Alain Damasio
Grand prix de l'imaginaire 2006
J'ai ADORE ce livre et
j'avais très envie de vous le faire découvrir ou redécouvrir.

http://www.lahordeducontrevent.org/
Ils sont 23 hommes et femmes, qui, leur vie durant, remontent la trace du vent, d'Est en Ouest. Ils ont été enfantés, éduqués, choisis pour former la 34ème Horde du Contrevent, celle qui doit faire mieux que les 33 précédentes et parvenir à l'Extrême-Amont. Ils marchent contre le vent, sur cette unique bande de terre vivable de la planète, en formation de goutte ou de diamant, sous les ordres de leur Traceur, le neuvième Golgoth.
Le roman raconte leur vie de contreurs, leurs doutes, leurs talents, et la poésie de leur combat quotidien. Reconnaissables à un idéogramme en début de paragraphe, chacun des contreurs est narrateur à tour de rôle, et leurs multiples témoignages constituent le récit.

C'est l'histoire de la quête d'une vie, de solidarité, d'amitié, d'amour. Leur force est d'être unis et complémentaires.
On reconnaît la position de chaque personnage par son idéogramme.
En cliquant sur cette image,
vous accéderez aux fiches détaillées de chacun.
Présentation orale provenant du site ici
J'ai adoré ce roman hors du commun. Il est constamment inventif et passionnant, plein de scènes d’une beauté à couper le souffle avec un beau fond philosophique et des relations très riches entre les personnages.
Ses particularités sont nombreuses autant par sa forme que par sa structure.
Il est constitué d'une narration polyphonique. Le narrateur change sans cesse pour passer d'un membre à un autre du groupe. Chacun a son style, sa perception de l'aventure et utilise un registre différent de la langue française. C'est une grande richesse pour le lecteur. Que ce soit dans les gros mots ou dans les belles envolées lyriques, Damasio nous gratifie d’un livre dont le langage semble inépuisable.
Tous les personnages ne sont pas égaux en narration, certains prennent la parole plus que d'autres ; certains sont sympathiques, d'autres moins, tel Golgoth. Déstabilisant, surtout au début où on n'a pas le temps de repérer les personnages, c'est ce choeur qui donne sa dynamique au récit : en passant d'un individu, d'un point de vue et d'un ton à l'autre, on avance dans l'histoire de façon heurtée, inégale et inattendue. Une véritable dynamique tourbillonnante nous entraîne avec eux. Un vrai régal. L'histoire est d'autant plus riche qu'elle est racontée différemment par chaque narrateur tout en conservant une exceptionnelle fluidité.
Ce roman est numéroté à l'envers, il se termine à la page 0, l'objet de la quête de leur vie.
Alain Damasio (originaire de Lyon) manie le français à la perfection. Il invente une épreuve à un passage du livre : les joutes verbales comprenant notamment des combats de palindromes ou des flux d'assonances pour notre plus grand bonheur.
La horde d'ailleurs comprend un troubadour qui égaie le groupe et le lecteur par ses jeux de mots, par ses tournures tout au long du livre. On assiste à des dictées de vent, le vent a son rythme, ses tournures, il est représenté par écrit, par des signes de ponctuation.
Dans ce livre, Alain Damasio a imaginé un champ lexical basé sur le vent, des néologismes et des détournements de noms communs foisonnants et bien trouvés.
Ce livre est un incontournable, une expérience de lecture unique. La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien.
Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme...
Il a travaillé pendant 7 ans sur ce livre et mis 3 ans à l'écrire. Je suis réellement impressionnée par le travail qu'il a abattu pour mener à bien ce petit bijou. Chaque personnage est fouillé, détaillé.
Un de ces rares ouvrages qu'on se promet de relire un jour aussitôt la dernière page tournée.
Quelques extraits mais le livre entier nous fait vibrer en diapason avec la horde :
"Moins que d'autres, je ne savais si le but de notre vie avait un sens. Mais je savais, plus que quiconque, qu'elle avait une valeur. Par elle-même, directement, hors de toute réussite ou déroute. Cette valeur venait du combat. Elle venait du rapport profondément physique que nous avions au vent. Un corps à corps. Elle venait de la qualité impressionnante de notre Fer et de notre Pack. De l'épaisseur à peine concevable de connaissances et d'expériences dont nos os avaient hérité. Elle venait d'une noblesse de cœur et de rage dont je me sentais, avec Golgoth, le premier porteur."
"Voilà comment Golgoth est devenu notre Traceur. On peut penser ce qu'on veut de lui après ça. Que c'est un assassin, qu'il est fou, ce qu'on veut. Moi, je le respecte. Je n'ai pas été formé à Ker Derban, je n'ai pas été arraché à mes parents à l'âge de cinq ans, on ne m'a pas musclé les cuisses en les frappant à la barre de fer. Je n'ai pas vu mon frère mourir devant moi, tué par la rigueur inepte de mon père. Je ne sais pas qui je serais à sa place. Si même je serais là. Je ne lui demande pas qu'il me tape sur l'épaule quand je rame derrière lui. Je ne lui demanderais jamais rien. Qu'il soit vivant me suffit."
"Vous avez déjà vécu ces moments qui sont, hey, tellement joyeux ? J’eus pendant cinq mois à portée de rires et de baisers le plus beau jardin vagabond dont je puisse rêver, et il ne comportait pourtant que deux bosquets et une source, qui s’appelaient Siphaé ma mère, Fuschia ma petite sœur et Aoi, mon amour léger, mon ruisseau clair que j’aimais laper en serval les nuits de petite chaleur."


jeudi 26 janvier 2012
Freeeeeeeeeee : sans aucun regret
Je possède un téléphone portable depuis plus d'une dizaine d'années. Je suis montée régulièrement en puissance dans les abonnements mais toujours fidèle à SFR.
Depuis un peu plus de 2 ans, j'ai mon petit joujou, un iPhone et le forfait qui va bien avec. Ainsi j'ai internet illimité, sms et mms illimités mais en ce qui concerne la téléphonie, en dehors de trois numéros SFR déterminés en appels illimités, je n'ai droit qu'à une heure. Je trouve que mon abonnement est élevé et encore j'ai la chance d'avoir -15% sur ma facture. Je bénéficie de l'offre collaborateur. Ma soeur travaille pour SFR et peut désigner quelques heureux privilégiés qui trouveront la note un peu moins salée que le commun des mortels.
J'ai tenté de faire du partage de connexion avec mon iPhone. Je relie simplement mon ordinateur portable avec mon iPhone et j'utilise la connexion internet que je paye pour mon iPhone depuis mon ordinateur. A chaque fois, SFR le voit et ajoute 20€ à ma facture mensuelle. Je trouve inadmissible de me faire payer deux fois la connexion internet via mon iPhone.
J'utilise beaucoup plus mon smartphone pour surfer sur le net, envoyer des iMessages avec mon iPhone ou au pire des mms mais je téléphone assez peu. Lorsque j'ai besoin de téléphoner, je privilégie mon fixe.
Je fais partie des premières abonnées Free ADSL et je n'ai jamais regretté une seule fois de leur avoir fait confiance. Free n'a fait qu'augmenter les services qu'il m'offre sans jamais augmenter mon abonnement. Je viens de recevoir la toute dernière freebox revolution. Encore une petite merveille qui transforme l'écran de télé en écran d'ordinateur, la télécommande se transforme en curseur de souris sur l'écran et le lecteur intégré dans la partie HD permet de lire aussi bien des Blu-ray, que des DVD mais aussi des CD et des divx.
J'étais liée à SFR jusqu'en décembre dernier. Je n'ai pas renouvelé quoi que ce soit, j'ai même résisté et réussi à ne pas succomber à l'iPhone 4S. Tout ça pour attendre Free Mobile qui j'étais certaine allait créer un avant et un après Free... comme ils l'avaient déjà fait pour l'ADSL.
J'ai adoré la présentation de Xavier Niel, j'ai adoré les images cachées dans le code source de sa page, j'ai adoré le buzz créé, j'ai adoré voir Free pris d'assaut par tous les déserteurs des trois grands. J'ai adoré voir cette demande massive sans aucune page de pub, sans un seul spot publicitaire. C'est vraiment bien joué.
J'ai adoré voir les chaînes de télé jouer le jeu des opérateurs. TF1 n'a pas prononcé un seul mot sur l'arrivée de Free Mobile au JT de 13H, juste après l'annonce qui créait l'évènement. Le soir un dirigeant de Canal + venait chercher le patron de Free dans sa loge et lui demandait de quitter les lieux alors qu'il était l'invité du Grand Journal. Elle est belle notre liberté de presse, en France. En agissant ainsi, ils enfonçaient le clou, ils manifestaient leur pouvoir, leur mépris. Et Xavier Niel ne pouvait en tirer que davantage de sympathie du consommateur lambda.
Évidemment, j'ai foncé moi aussi tête baissée pour ne plus avoir d'engagement, ne plus être liée avec un opérateur. C'est de toute façon la meilleure garantie assurée au consommateur. Si je ne suis pas satisfaite, je peux à tout moment quitter Free. Mais justement offrir cette possibilité est un challenge pour eux, ils se doivent de chercher à nous plaire pour nous donner envie de rester.

J'ai lu tout un tas de critiques négatives, de gens dénigrant Free. Je pensais essuyer un peu les pots cassés en étant chez Free Mobile dès le démarrage. Il n'en a rien été. Tout s'est déroulé à merveille à part SFR qui a joué le jeu en mauvais perdant.
J'ai un iPhone pris chez SFR avec un abonnement voici plus de 2 ans.
Première étape pour qu'il puisse fonctionner sur un autre réseau de téléphonie mobile, le désimlocker.
C'est à l'opérateur de le faire gratuitement après 3 mois s'il a été acquis dans le cadre d'un abonnement.
Je suis allée comme indiqué, sur leur site internet. J'ai rempli le super formulaire de demande de desimlockage. Quelques jours après j'ai reçu un mail de SFR m'informant que ma demande était prise en compte et que je serai informée de l'avancement.
Un collègue de mon mari avait tout fait comme moi et ne voyant rien venir, avait appelé SFR qui n'avait aucune trace de sa demande internet. J'ai donc appelé moi aussi le service client SFR qui a confirmé qu'ils n'avaient aucune demande en cours pour moi!!!
Je ne vois vraiment pas l'utilité de leur formulaire internet, à part gagner une semaine sur le desimlockage!
Mon iPhone a eu des petits soucis avec le bouton qui le met en mode silencieux dans les mois qui ont suivi son achat. SFR m'a demandé de me mettre directement en relation avec Apple pour faire fonctionner ma garantie. Apple a envoyé un coursier sur mon lieu de travail m'a remis un colis avec un iPhone tout neuf et est reparti avec mon ancien iPhone. Une petite restauration et je retrouvais mon petit univers iPhone.
SFR avait oublié de me préciser qu'il fallait mettre à jour mon contrat pour que le téléphone associé dans mon dossier soit ce tout nouveau smartphone.
Lorsque j'ai enfin appelé SFR pour demander à désimlocker mon téléphone, on m'a répondu que ce n'était pas celui acquis avec mon abonnement, qu'il fallait que je fournisse la preuve qu'il résultait d'un échange. Ben bien sur...
En insistant un peu sur le fait que SFR ne m'avait jamais indiqué que j'aurais dû faire cette mise à jour de mes informations, la personne au bout du fil a accepté de demander le desimlockage de mon iphone.
Quelques jours après, j'ai reçu un sms m'informant que je devais terminer la procédure en me connectant avec mon iPhone sur iTunes...
Quel soulagement, enfin un lien de moins avec SFR.
A force de devoir lutter, je me sentais encore plus liée et l'envie de les quitter devenait encore plus forte...
Deuxième étape menée en parallèle, le code RIO.
Je n'ai pas voulu faire simple, j'ai souhaité conserver mon numéro d'appel et pour se faire, il faut se procurer un code RIO à indiquer sur la demande d'inscription à Free Mobile.
Toutes les personnes ayant souscrit un abonnement Free Mobile avec un nouveau numéro de téléphone ont reçu leur carte sim très rapidement, en tout cas beaucoup plus rapidement que celles qui comme moi ont souhaité conserver leur numéro.
En effet, cette portabilité de numéro passe par un organisme, le GIE, qui traite habituellement 10.000-15.000 demandes par jour et là, ils en sont à 45.000 par jour. Ils sont complètement débordés et ont même fait une réunion d'urgence la semaine dernière.
Comme j'avais connaissance de cet embouteillage, restait plus qu'à prendre mon mal en patience et attendre que ma demande arrive enfin au sommet de la pile.
Samedi dernier, j'ai enfin reçu un sms m'informant qu'hier, mercredi, je changerais d'opérateur. Entre 11H et 15H, bye bye SFR.
Lundi matin, je me suis connectée sur mon espace Free Mobile, toujours l'étape 1 affichée avec une portabilité inconnue et en fin de matinée, je venais de passer à l'étape 2, carte sim expédiée et portabilité prévue mercredi entre 11H et 15H.
Yesssss
Mardi, j'ai trouvé ma jolie carte sim Free Mobile. Je suis allée dans mon espace abonné et je l'ai activée comme indiqué.
Hier, mercredi, un peu avant 13H, plus de réseau. Je venais de quitter SFR. Le temps de rentrer chez moi, introduction de ma toute nouvelle carte sim sans aucune obligation de durée, un petit temps de recherche et Free s'est affiché en haut avec encore plus de petites barres indiquant la réception du réseau, en fait toutes les barres étaient remplies et bien sûr 3G à côté.
Le téléphone fonctionnait, l'envoi de sms marchait, internet ne fonctionnait plus. Je suis allée récupérer les 3 mots de configuration à saisir sur mon iPhone et tout marchait à merveille.
Au début, j'avais l'impression que ma connexion internet était au ralentie mais il fallait tout simplement un peu de temps à mon iPhone pour se caler sur cette nouvelle connexion. Depuis, aucun problème, tout marche on ne peut mieux. En démarrant mon iPhone ce matin, j'ai même reçu un message m'informant que mon opérateur allait modifier les réglages de mon téléphone. J'ai vu que ma configuration saisie manuellement hier avait disparu, on ne peut plus y accéder et tout fonctionne.
Alors les critiques comme quoi Free ne tient pas ses délais, on pourrait les retourner à SFR qui manifeste beaucoup de mauvaise volonté bien compréhensible mais très insupportable en tant que client lorsqu'on souhaite les quitter. Puisque soit disant ces prix élevés nous garantiraient un super service client.
Mon mari a fait pire. On lui a volé son iPhone, il en a acheté un autre. SFR a refusé de lui désimlocker son iPhone puisque pour lui aussi son contrat n'était pas lié à cet iPhone.
Quand je pense qu'on leur avait demandé de bloquer l'iPhone volé pourqu'au moins le voleur ne puisse pas s'en servir et que ça s'était avéré impossible sans déclaration préalable au commissariat avec envoi aux trois opérateurs d'une demande de blocage accompagnée de la déclaration de police. Et là leur prétexte bidon est de dire qu'ils ne vont pas le désimlocker si tu ne prouves pas que c'est le tien, des fois que tu l'aurais volé!!!
Il leur a envoyé la facture en recommandé, jamais reçu l'accusé de réception. Il a fini par recevoir un sms l'informant que ce n'était pas bloqué par SFR et de voir ailleurs. Du grand n'importe quoi, seules les cartes SIM SFR fonctionnent avec cet iPhone, on a essayé forcément avec des cartes d'autres opérateurs et aucune n'est acceptée par son téléphone. En appelant ce matin et en se plaignant, il est tombé sur une personne qui l'a baladé encore un peu plus. Elle a même fait pire que tout, elle l'a soit-disant débloqué en direct san demande auprès d'Apple. Il a rappelé SFR et évidemment, rien n'avait été fait, cette fois la dame semblait consciencieuse et il devrait voir sa demande aboutir dans les jours à venir, à suivre...
Tant qu'on y était on a tenté de débloquer nos anciens téléphones, des fois qu'un jour on veuille s'en servir, autant qu'ils soient opérationnels tout de suite. Il a eu plus de chance que moi. Impossible pour moi, une maintenance informatique en plein après-midi sans heure de fin annoncée rendait toute demande de désimlockage impossible, ben voyons... Tant qu'à nous prendre pour des pigeons, prolongeons cet état jusqu'au bout...
Il en va de même pour un débit soit disant pas à la hauteur, j'habite en plein centre ville de Lyon et j'ai eu la surprise d'avoir un débit maximal pour Free alors qu'il était légèrement inférieur avec SFR.
Et puis si Free ne convient pas, pas de durée minimale, il suffit de les quitter.
Les rumeurs sur les forums comme quoi les abonnés Orange passeraient avant nous pour les accès internet et soit-disant les abonnés Free Mobile ne récupéreraient que les miettes des bandes passantes, encore des ragots...
Étant en plein centre ville, je suis forcément entourée de clients Orange qui se connectent et je n'ai absolument aucun problème avec ma connexion internet. Elle fonctionne à merveille. Je sais que je passe par Orange car l'antenne prévue par Free, un peu trop près de mon immeuble à mon goût, pose quelques problèmes d'installation. Le mur porteur qui devait la soutenir présente des faiblesses et une étude est en cours.
En ce qui concerne un autre racontar, Free fait payer à ses trois concurrents des prix élevés pour passer les sms sur son réseau envoyés depuis un autre opérateur et donc soit-disant, les autres opérateurs feraient exprès de ne pas les faire suivre tous ou de les faire mal circuler. Mon mari est toujours, bien malgré lui, chez SFR et je reçois ses sms parfaitement.
Autre potin pour semer le doute dans l'esprit des clients potentiels de Free Mobile, histoire de les retenir un peu plus longtemps chez le concurrent, la fameuse couverture.
Free ne couvrirait pas les 25% minimum imposés, et si c'était le cas, il n'aurait plus le droit de passer par Orange et donc que des tracas pour les nouveaux abonnés.
Comme l'autorité de régulation a bel et bien validé les 25% en constatant même 27% et que depuis Free continue de déployer son réseau, ils ne peuvent pas avoir régressé en terme de couverture!!!
Encore des rumeurs pour tenter de décourager les gens de partir de chez leurs chers opérateurs qui n'arrivent pas à les retenir uniquement par la satisfaction du service offert.
Je trouve ça lamentable, dans tous les forums, ou commentaires, toujours ces petites rumeurs jetées là pour discréditer Free.
Et ces opérateurs qui ont pratiqué les renouvellements de contrat par téléphone pour lier un peu plus longtemps, sans l'avoir clairement expliqué, leurs clients?!!!
Si ces trois puissants avaient fait leur boulot correctement et engagé une réelle concurrence, ils ne verraient pas leurs clients leur filer dans les doigts à raison de 100.000 nouveaux clients chaque jour pour Free.
Depuis ce mois-ci, je payais toujours le même abonnement hors de prix alors que je n'étais plus liée, que mon téléphone était en quelque sorte payé. SFR ne m'a fait aucune réduction!!
Et pourtant ils savaient bien que Free arrivait et allait se montrer agressif sur leur marché. Ils m'ont même encore une fois ajouté 20€ à ma facture car j'aurais encore utiliser mon iphone pour surfer sur le net avec mon ordinateur. Désormais je pourrais surfer autant que je le souhaite sur le net en utilisant mon iphone comme clé 3G, Free Mobile ne surtaxe pas ce service, c'est compris dans mon abonnement. Rien que pour ça je serai venue chez eux le plus rapidement possible...
Comme le dit si bien Xavier Neil, Free appartient à 60% aux salariés, pas besoin de reverser des dividendes excessifs à des actionnaires majoritaires. Les sommes peuvent être réinvesties dans la société et continuer à profiter aux clients.
Mon mari évite désormais de m'appeler, je ne suis plus abonnée SFR, je ne peux plus être dans ses numéros illimités, par contre moi, en tant que cliente Free, je peux appeler qui je veux aussi longtemps que je veux et sans débourser un cent de plus.
Il attend sa délivrance symbolisée par cette petite carte Sim aux couleurs de Free Mobile.
Et dans quelques jours, à nous les iphones 4S...
J'en connais une qui se réjouit déjà de récupérer l'un de nos iphone 3S... Et un forfait de plus pour Free...
Des petits liens utiles si vous devez vous aussi suivre ce petit parcours pour devenir un freenaute mobile :
Pour désimlocker votre téléphone, n'utilisez surtout pas le formulaire internet, appelez votre service client 1023 pour SFR (attention ne dites pas que vous appelez avec le tél à débloquer sinon le répondeur vous demande de rappeler avec un autre téléphone).
Au préalable, munissez-vous de votre numéro IMEI que vous pourrez obtenir en tapant *#06# sur votre portable ou pour un iPhone, en allant dans Réglages puis Général et enfin Informations, vers le bas de la page, vous trouverez le code IMEI inscrit.
Une fois le déblocage effectué par votre opérateur, si vous avez un iPhone, vous devez vous connecter sur iTunes pour qu'Apple vous désimlock réellement votre iPhone.
Pensez en premier à faire une sauvegarde de votre iPhone. Dans iTunes, faites un clic droit dessus et Sauvegarde.
Pour obtenir le déblocage, il faut ensuite cliquer sur Restaurer, attention pas en faisant un clic droit dessus mais en cliquant bien sur l'iPhone dans le menu de gauche et sur la page principale, cliquer sur Restaurer qui vous proposera de remettre les paramètres de base. Une fois qu'il aura terminé son déblocage, un message s'affichera dans iTunes vous informant que le déblocage est fait.
Pour obtenir le code rio, il suffit d'appeler le 3179, vous recevrez ensuite ce code par SMS (je l'ai reçu plus de 24H après mon appel).
N'oubliez surtout pas d'activer votre carte sim FREE sur le site dans votre espace abonné pour qu'elle fonctionne une fois insérée dans votre téléphone.
Voici les réglages à saisir lors des premières connexions internet depuis un iPphone si vous n'avez pas envie d'attendre que Free les mette à jour :
http://www.universfreebox.com/article16184.html
Par la suite, vous ne verrez plus le menu "Réseau de données cellulaires". Free aura entré en dur dans votre iphone la configuration pour se connecter à son réseau.
Et je précise, je ne travaille absolument pas pour Free, je ne connais strictement personne qui y travaille et je n'ai aucun intérêt économique à promouvoir Free. Je le fais uniquement parce que j'y crois et j'ai le sentiment que les trois opérateurs se sont alliés au lieu de jouer le vrai jeu de la concurrence et qu'on nous a vraiment pris pour des pigeons...
lundi 16 janvier 2012
Et toi, comment vas-tu ?
Tous les jours, de nombreuses personnes me demandent comment je vais, simple marque de courtoisie en me manifestant un peu d'intérêt et je fais comme elles, je leur demande comment elles vont tout en faisant la bise de circonstance ou pour d'autres juste une poignée de mains. C'est une étape incontournable du rituel de la rencontre entre connaissances. Je ne focalise pas sur ces petites phrases prononcées par automatisme même si je suis plutôt inquiète par des examens en cours. Je fais comme tout le monde, je suis polie et j'aime manifester moi aussi un peu d'attention aux personnes que je côtoie sans aller raconter ma vie à tous ceux que je croise. Je joue le jeu.
Mes préoccupations, je préfère les confier à ceux qui en savent un peu plus long sur mon parcours médical et qui resteront mesurés dans leurs réactions en connaissance de cause. Je déteste attirer la pitié, le rejet ou la peur en abordant ma maladie : "le cancer". Je ne parle même pas de "métastases", il faudrait presque que je fournisse un kleenex à mon interlocuteur et que je le réconforte...
Parfois, cette question si anodine "Comment vas-tu ?" a un ton particulier et puis elle n'est pas prononcée lors de la rencontre mais au contraire, après plusieurs minutes à parler de la pluie et du beau temps, mon interlocuteur me demande "Et toi, comment vas-tu ?"...
Rien qu'à cette interruption au milieu de notre échange, je devine qu'elle n'a rien d'anodin. Mon interlocuteur veut savoir réellement comment je vais. C'est là que je comprends qu'il sait, il a appris que j'avais eu un cancer.
Aussitôt deux questions me viennent à l'esprit "comment l'a t-il appris ?" et "comment a t-il l'air de réagir ?".
Je trouve assez facilement la réponse à la première question, par facebook, par ce blog en tombant sur l'une de mes photos, par un "déjà initié" qui a voulu partager son savoir. De toute façon, je ne cherche pas le secret à tout prix mais ça m'intéresse de savoir quelle peut être la source de cette information que je n'avais pas jugée bon de divulguer.
Pour la seconde question, je scrute attentivement les yeux, l'expression du visage pour deviner ce que peut ressentir la personne en face de moi. Simple curiosité, simple besoin de me faire savoir qu'elle sait, compassion, besoin d'en parler pour mettre le cancer sur le tapis et témoigner d'un cas dans sa famille...
Je me méfie énormément des réactions que suscite mon cancer. Je n'ai pas envie de me transformer en confident d'une personne que je connais peu et qui a juste besoin de s'épancher. Je n'ai pas envie de susciter de la curiosité, ni de raconter ma vie à des personnes trop éloignées de mon quotidien, je ne cherche surtout pas à me faire plaindre.
Et puis il y a le contexte...
Ce week-end j'étais au ski, et la petite phrase a surgi au détour d'une conversation. Je n'aime pas que ça se produise alors que justement je suis à mille lieux du cancer, dans un environnement qui me permet d'oublier cette maladie et m'aide à me sentir bien vivante. Qu'une personne soit déjà au courant et m'en parle ne me gêne pas du tout, au contraire. Mais qu'on choisisse l'un de mes sas de décompression pour m'annoncer qu'on a appris pour mon cancer ne me plaît pas du tout. Je n'ai aucune envie de raconter mon parcours, d'expliquer, de rabâcher. Je suis justement en recharge d'énergie, pas en dilapidation. Alors je feinte, je me défile, je réponds que je vais très bien. Si je vois toujours cette lueur d'inquiétude dans le regard du questionneur, j'en rajoute une petite couche, "et puis avec ce temps, avec cette neige..." et j'enchaîne très vite sur autre chose. Ici une autre expérience du même genre
Ce n'est pas évident de comprendre une personne atteinte d'un cancer (lire le texte des impatientes ici qui l'exprime si bien). Parfois on a besoin d'en parler, de décortiquer le sujet sous toutes ses formes, parfois on ne veut surtout pas en entendre parler. Difficile de nous suivre, de deviner notre humeur cancer du moment, de saisir le bon moment, d'aborder le sujet sans nous heurter... Mais quoi qu'il en soit merci à tous d'être là et d'apporter votre soutien. On est tellement mieux lorsqu'on se sent entouré.

dimanche 1 janvier 2012
Pour 2012 : être en paix avec soi-même
Une nouvelle année vient de débuter. Elle apportera son lot de bonnes et mauvaises surprises auxquelles on ne peut pas échapper. Il ne reste plus qu'à faire un petit effort en y mettant du nôtre pour l'embellir afin que les moments heureux prédominent. Se recentrer sur l'essentiel, n'accorder de l'importance qu'à ce qui en vaut vraiment la peine, ne pas perdre de temps à se disputer pour des broutilles mais donner un sens à toutes ces journées qui se suivent pour qu'elles ne se ressemblent pas, créer un climat propice à la bonne humeur malgré nos petits et gros tracas. Donner de l'amour et en recevoir, laisser le moins de place possible à ce qui nous mine le moral, être entouré pour se sentir plus fort face à l'adversité et surmonter plus facilement les obstacles qui ne manqueront pas d'apparaître au cours de l'année.
Je vous souhaite pour 2012 d'être en paix avec vous-même et de prendre le temps de vivre pleinement. Une année est un cadeau de l'existence qu'il ne faut surtout pas laisser filer, le temps est si précieux.

mardi 27 décembre 2011
Citation de John Fitzgerald Kennedy
Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie
mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années.
John Fitzgerald Kennedy
jeudi 22 décembre 2011
Dernière herceptine de l'année 2011
Je viens de passer quelques jours à la montagne où j'ai pu entamer une nouvelle saison de ski très enneigée. La qualité de la neige est au top avec tout ce qui est tombé et tout ce qui continuait à tomber. Encore hier, il neigeait lorsque je suis repartie pour Lyon. Herceptine m'appelait et m'y attendait.
J'ai eu ma perfusion ce matin, la dernière de l'année 2011. J'avais l'avantage d'être reposée et revigorée par ces journées passées dans ce cocooning blanc. J'ai dû ramener mes deux puces avec moi. Nous en avons profité pour aller au cinéma, acheter notre repas du réveillon et de Noël. Mon mari est enfin en vacances ce soir et nous remontons demain matin, vendredi, pour la montagne. Ils iront skier tous les trois dès notre retour mais j'attendrai samedi pour retourner goûter aux joies de la glisse. L'année dernière, j'avais osé skier le lendemain d'une perfusion lorsque Florence et sa petite famille étaient venus nous retrouver. Je n'avais aucune force dans les jambes, je me suis étalée sur une piste qui ne me pose aucun problème alors que je ne tombe jamais. J'avais surestimé mes capacités physiques un lendemain d'herceptine. Aussi demain, je resterai tranquillement au chaud tout en récupérant petit à petit mes forces avant d'être à nouveau d'attaque samedi. J'ai appris à me ménager depuis que j'ai herceptine, si j'ai le malheur d'en faire trop, de manquer de sommeil, mon corps se rebelle et je tombe malade.
Comme chaque année, depuis que nous avons ce chalet, nous allons passer Noël tous les quatre sans autre contrainte que de se faire plaisir. Pas de fatigue à part celle de skier, pas de repas de famille qui dure des heures et que je vis comme une contrainte, pas de dîner à pas d'heure, pas de boulot pour recevoir toute la famille comme je le faisais autrefois. Je profite de mes vacances de Noël, je me repose réellement. Je pense à moi, à mon mari et mes filles et c'est bien suffisant. J'ai bien dû essuyer quelques chantages affectifs pour réaffirmer que non, nous ne viendrons pas rejoindre le reste de la famille, que oui nous leur manquerons mais hélas, ces repas qui n'en finissent pas, ces estomacs tellement remplis qu'on est écoeuré de toute nourriture pendant plusieurs jours, cette fatigue de subir qu'on traîne ensuite ne sont vraiment pas faits pour moi, je préfère mille fois les fuir pour me ressourcer à la montagne, au grand air, me bouger sur les pistes, profiter de mes filles et de mon mari, manger ce que j'aime, préférer la qualité à la quantité, me reposer et ne plus connaître le stress d'une longue journée passée aux fourneaux avec toute l'organisation qui va avec pour que ça soit réussi. Autrement dit, no stress, Noël zen, pas de pression.
C'est le minimum qu'il me faut pour repartir de bon pied. Mon oncologue exceptionnellement vient de laisser 9 mois entre deux contrôles au lieu des 6 habituels et je dois dire que je ressens psychologiquement une immense différence. J'ai vraiment eu l'impression d'être normale plus longtemps, de ne pas subir ce stress qu'accompagne chaque passage à l'imagerie pendant autant de mois, cet espacement m'a permis de prendre un peu plus de recul avec le cancer.
Évidemment toutes les bonnes choses ont une fin et puis je préfère qu'on ne prenne pas trop de risque en me laissant sans surveillance. En janvier, nouvelle année, nouveaux contrôles. Je redémarre par la surveillance de mes anciennes métastases, un petit scanner de tout l'abdomen, un petit coup d'angoisse en attendant le compte-rendu du radiologue. Un petit retour en fanfare de mon statut de cancéreuse.
En attendant, je compte bien profiter des jours à venir même si je dois revenir travailler 2 jours à Lyon en laissant ma petite famille au ski.
Je vous souhaite à tous un très Joyeux Noël, plein d'amour. Je vais encore être très gâtée puisque je vais recevoir mon plus beau cadeau : être en vie, entourée de ceux que j'aime. Je vais juste faire en sorte qu'ils soient heureux et que leur bonheur déteigne sur le mien. J'adore me transformer en Père Noël.

dimanche 11 décembre 2011
Week-end plein de promesses
Ce week-end, nous sommes restés à Lyon pour participer à la journée portes ouvertes organisée par le collège de l'institution où sont scolarisées mes filles. C'est que mon aînée, J., termine sa dernière année d'école primaire. La rentrée prochaine la verra changer de statut, elle deviendra une collégienne.
C'est donc avec une grande joie que nous avons consacré notre samedi après-midi à la présentation des différents projets proposés en 6ème ainsi qu'à la visite des lieux. Nos guides étaient des élèves, tout comme nous avions eu des écoliers pour la visite de l'école. Rien de mieux pour sentir leur enthousiasme à faire partie de cette grande maison. Ils sont plus de 3.000 dans cette institution, de la maternelle aux classes prépas. Ils sont un peu dans un monde à part, en ville, sur la Croix-Rousse, et pourtant à l'écart de toute agitation, avec une vue sur tout Lyon, des parcs, des jardins, des bâtiments vieux de 200 ans. Des murs, un gardien les protège de toute intrusion extérieure.
J. était emballée par son tour des lieux, elle a maintenant hâte d'entrer en 6ème.
J'étais comme toujours très consciente de l'immense chance que j'ai de pouvoir assister à cette étape importante dans la vie de ma puce. Je suis toujours émue de pouvoir les voir grandir, de les voir passer les étapes marquantes de leur vie.
De même, aujourd'hui, dimanche, nous avons enfin pris le temps de faire notre sapin de Noël, la crèche des santons, la décoration du salon. Je mets en fond tous les chants de Noël, français et anglais, traditionnels, ce qui ajoute au charme de cette ambiance particulière de fête.
Comme tout évènement ponctuel et annuel, j'aime relever le pari de pouvoir encore une fois le renouveler en espérant que l'année prochaine, je pourrais encore et encore sortir les cartons, monter mon sapin de plus de 2m avec l'assistance plus active chaque année de mes deux chéries.
Encore une étape que j'ai pu vivre pour mon plus grand bonheur.
J'ai déjà acheté leur cadeau principal, une console de jeu. C'est qu'à 10 ans, cela devient un accessoire indispensable mais je pense que je vais moi aussi m'amuser avec cette kinect. Encore deux semaines à tenir avant de vivre ce nouveau Noël.
Je suis en vacances en même temps que les enfants mais je vais devoir revenir pour ma perfusion d'herceptine juste avant Noël. Demander à la décaler d'une semaine n'aurait pas améliorer mes vacances, puisque j'aurais dû revenir juste avant le nouvel an pour l'avoir avec moins de jours pour m'en remettre ensuite en profitant de ma petite famille.
Je vais donc partir dans mes montagnes et dès samedi, redécouvrir le plaisir du ski dans cet environnement magique et tellement ressourçant.
Je vous fais profiter de deux des titres de mon CD préféré des chants de Noël outre atlantique :
et pour ceux qui seraient intéressés, voici le CD avec un lien vers la fnac pour l'acquérir.
mardi 6 décembre 2011
Grosse fatigue
Depuis plus d'un mois, je traîne une grosse fatigue qui n'en finit pas. Je me couche tôt le soir, je prends tout un tas de compléments alimentaires, de la gelée royale mais rien n'y fait. Je me réveille souvent fatiguée.
Je ne baille pas, je n'ai pas envie de dormir, je me sens juste épuisée. Au travail, en ce moment, j'ai de grosses journées bien remplies, très intéressantes, je suis toujours autant motivée pour réaliser ce qu'on attend de moi. Je suis concentrée mais une fois ma journée de travail terminée, je sens comme un poids sur mes épaules. Cette fatigue est omni-présente. Je me dis que c'est passager et que je vais bien finir par me sentir un peu plus tonique.
J'attends le ski avec impatience, je sais que le ski, le grand air, le soleil me donnent toujours un coup de boost. Encore 10 jours avant de pouvoir dévaler les pistes. La neige a enfin fait son apparition.
Et puis comme si ça ne suffisait pas, mon cycle menstruel s'est calé sur le rythme de mes perfusions. Il est maintenant de trois semaines et chaque lendemain d'herceptine, j'ai l'immense bonheur d'avoir mes règles qui m'épuisent un peu plus. Le côté positif c'est que mon corps est vraiment au diapason d'herceptine, ce traitement lui fait un méga effet.
Je crois aussi que cette histoire de jour de carence m'en a flanqué un coup au moral. Subir un préjudice financier permanent à cause de mon cancer est profondément injuste. Rien n'est encore fait, le Sénat comme prévu a rejetté la loi mais elle devrait passer mardi prochain à l'Assemblée Nationale. J'attends de voir si les arrêts pour ALD seront excempts de carence.
Je continue malgré tout à profiter de mes journées. Demain soir je vais me faire un petit resto avec mes copines, entre filles. Vendredi soir, je vais découvrir l'édition 2011 de la Fête des Lumières lyonnaise qui va se tenir dans ma belle ville du jeudi 8 au dimanche 11 décembre. Samedi soir, je vais aller jouer au bowling avec des amis, remonter le moral à un nouveau futur divorcé après plus de 20 ans de vie commune. Lundi soir, concert tant attendu de Shaka Ponk, je ne pourrais que vibrer au diapason avec la salle et surtout avec le groupe.
Je vais tout de même veiller à mon quota de sommeil, pas la peine d'empirer mon état actuel avant les vacances. Cette année, je n'aurais pas la chance de partir les 2 semaines, j'ai une perfusion d'herceptine juste avant Noël et je vais revenir travailler deux jours entre Noël et Nouvel an.
Deux clips pour vous faire découvrir le si dynamisant groupe français Shaka Ponk. J'ai mis mes titres préférés de leur dernier album dans ma playlist sur le bandeau droit de ce blog.
Il faut juste attendre que le rythme s'accélère pour une bonne immersion dans leur musique...
jeudi 17 novembre 2011
Au lieu d'un 2ème jour de solidarité, on gagne un jour de carence et un tour sur le ring
Depuis plusieurs semaines, on entendait brandir la menace de nous soumettre à un second jour de solidarité, autrement dit, un jour férié supprimé.
Je faisais mes calculs et je cherchais sur lequel allait s'arrêter leur choix.
En effet, je sais qu'ils ne voulaient que d'un jour ouvrable tous les ans comme le lundi de Pentecôte qui avait le mérite de ne jamais tomber un week-end.
Mais ils sont peu nombreux à être un jour fixe de la semaine, il restait le lundi de Pâques ou le jeudi de l'ascension.
Le problème est que le jeudi de l'ascension occasionne pas mal de rentrées d'argent, beaucoup de gens font le pont pour 4 jours consécutifs.
Le lundi de Pâques, autant l'oublier tout de suite, c'est la fête catholique sacrée, l'une des plus importantes si ce n'est LA plus importante.
Il ne restait que des jours fériés mouvants. Ça ne devait pas faire leur affaire, comment supprimer un jour chômé aux salariés s'il peut tomber un dimanche?
Ils ont dû bien se casser la tête mais leur avidité à vouloir faire des économies au détriment des salariés leur a donné une idée de génie encore plus rentable que ce fameux jour de solidarité : ajouter un jour de carence.

C'est encore mieux qu'un jour par an à date fixe. Et puis pour que ça passe mieux, il suffisait de ressortir la vieille rengaine : lutter contre les tire-au-flanc. C'est bien connu ce sont toujours les mêmes qui sont malades, qui profitent du système, des resquilleurs, des profiteurs. Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez a même enfoncé le clou en affirmant lors d'une interview : "Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant".
"Diviser pour mieux régner" s'applique toujours à merveille. Et tant qu'à faire, arriver à diviser sur deux plans, histoire de bien brouiller tout le monde au lieu qu'on se rassemble pour manifester notre indignement, d'autant plus qu'un an avant les élections présidentielles, ça serait plus facile d'être entendu.
Premièrement on crée un clivage entre les malades et les biens portants.
Pour les gens qui ne tombent jamais malade, les jours de carence sont un moindre mal. En faisant passer les malades pour des fraudeurs, on n'ose plus dire qu'on y tient à ces jours d'arrêt maladie rémunérés, on se ferait remarquer et soupçonner de vouloir en profiter, de se faire de temps en temps un petit arrêt maladie pour s'octroyer un peu de congé en rab.
Et puis les médecins sont forcément complaisants, les patients n'ont qu'une idée en tête, se faire arrêter. On leur met un peu plus la pression. Ils hésiteront encore davantage avant de signer un arrêt en se demandant ce qu'on va penser d'eux après coup.
Je crois surtout que nous ne sommes pas égaux devant la maladie et nos modes de vie peuvent favoriser les infections. Un exemple très simple, j'ai deux filles qui vont à l'école et je prends les transports en commun tous les jours dont le métro. Je suis beaucoup plus en contact avec tous les virus que deux de mes collègues qui n'ont pas d'enfants et se déplacent en voiture pour effectuer leurs trajets. Eux ne sont jamais malades, jamais arrêtés. Je suis aussi forcément plus fatiguée en tant que mère de jeunes enfants et donc plus susceptible d'être malade.
Deuxièmement on crée un clivage entre le privé et le public (ça marche à tous les coups!)
Il suffit d'aller sur les réactions à ces annonces, qui au lieu de rassembler les salariés touchés dans leurs droits élémentaires, s'étripent sur les différences de traitements. Le clivage privé/public a toujours existé et cette annonce d'un 4ème jour de carence pour le privé et du 1er jour de carence pour le public a échauffé les esprits.
Comment, dans la fonction publique, ils n'avaient pas de jour de carence? Comment, on ne leur en impose qu'UN seul ?
C'est bien connu, le personnel hospitalier, éducatif, les policiers : tous des tire-au-flanc qui s'arrêtent dès qu'ils ont le nez qui coule.
Je suis toujours aussi atterrée par cette réaction conditionnée par le clivage privé/public. En même temps, c'était l'effet recherché. Au lieu de rassembler les salariés puisqu'ils devraient tous se sentir victimes d'une telle mesure, ils s'étripent.
Soit dit en passant, des grandes entreprises prennent à leur charge ces jours de carence, et leurs salariés, du privé, n'ont aucune perte de salaire en cas d'arrêt maladie. D'ailleurs l'état n'est pas arrivé à chiffrer les employés du privé qui ne subissaient pas ces jours de carence, ils les estiment entre 50% et 80%, très large fourchette. Savoir si les entreprises qui finançaient ces 3 jours de carence accepteront d'en payer un de plus, ce n'est pas gagné. Elles pourront faire valoir que les fonctionnaires en ont bien un à leur charge, alors pareil pour le privé...
Deux clivages dans une seule annonce, très forts en communication, ceux choisis pour présenter cette mesure anti-populaire au possible, dans un climat morose sur fond de crise, d'incertitude sur l'avenir.
L'effet escompté est conforme à leurs prévisions. On se dispute partout comme des gosses en se renvoyant les phrases mille fois entendues à chaque fois qu'on oppose le privé et le public comme dernièrement avec la réforme des retraites.
Au lieu de s'unir pour défendre nos intérêts, pour rappeler que nous sommes des êtres humains qui attendons d'être traités dignement dans un pays aussi riche que la France, nous sommes divisés. Assurément, le projet de loi va pouvoir passer, personne ne s'oppose à nos dirigeants. Les français sont beaucoup plus occupés à s'opposer en leur propre sein, malade/pas malade, privé/public.
Au-delà des clivages qui m'agacent plus qu'on ne peut l'imaginer parce que l'effet escompté fonctionne toujours aussi bien, je vais vous parler de mon cas particulier.
Je suis fonctionnaire et je suis malade. Je suis assurément celle pointée du doigt par tous. Jusqu'ici je n'avais pas de jour de carence et pourtant je suis parfaitement responsabilisée sur les conséquences de mes arrêts.
Or il se trouve que ma maladie est un cancer du sein métastasé d'emblée. Je suis en rémission mais j'ai des chimios à vie toutes les trois semaines. Comme je ne peux pas recevoir ma perfusion sur mon lieu de travail et que je suis fatiguée pendant les jours qui suivent, j'ai choisi le jeudi pour mon traitement. Ainsi je suis arrêtée le jeudi, le lendemain, le vendredi et j'ai encore le week-end qui suit pour me reposer et être en assez grande forme pour aller bosser le lundi.
J'ai donc un arrêt de travail de deux jours toutes les trois semaines.
Avec ce jour de carence, je vais perdre un ou deux jours par mois de salaire. On va encore me renvoyer mon cancer dans la figure sur mon bulletin de salaire.
Pourtant je ne fais pas exprès, je vous assure que je préfèrerais mille fois ne pas avoir eu ce cancer, ne pas avoir de chimio, aller travailler sans me faire arrêter aussi souvent. Mais je n'ai pas le choix...
Et puis une autre conséquence va être que mes collègues malades ne vont plus se faire arrêter pour ne pas perdre de salaire et qui va être contaminée la première? Celle qui a le moins de défenses immunitaires, MOI. Mais quand je suis malade, c'est tout de suite très infectieux, ça dégénère très rapidement. Je n'ai absolument pas la force d'aller travailler. Qui va devoir avoir davantage d'arrêts maladie à cause de toutes les saletés que mes collègues malades vont me refiler ? MOI.
J'en ai vraiment de la chance, hein ?

Pour information, ça peut aider d'autres personnes dans mon cas. Toute personne devant subir des traitements réguliers peut le faire sur son temps de travail. L'employeur n'a pas le droit de refuser ces absences. Le seul hic, c'est que ce n'est pas rémunéré. En tant que fonctionnaire, il existe une autorisation d'absence sans perte de traitement (nommée A04) davantage réservée pour des motifs d'ordre syndical. Les conditions d'attribution sont assez floues pour des raisons médicales mais dans certaines administrations elles sont accordées. Je vais donc écrire à mon supérieur au sommet de la hiérarchie pour demander à bénéficier de ces autorisations d'absence afin de recevoir mes chimios sans craindre une perte de salaire. Je vous tiendrai au courant de la suite des évènements.
Je vous communique une solution qui peut éviter à certains des jours de carence.
Les jours de carence tombant sur des jours chômés ne peuvent pas être décomptés du salaire à condition qu'il soit calculé sur la base des jours travaillés et non sur 30 jours. Par exemple, si un arrêt maladie démarre un samedi et dure jusqu'au mercredi, l'employeur n'aura pas le droit de déduire les 2 premiers jours de carence du salaire, le samedi et le dimanche, puisque l'employé ne travaillait pas ces jours-là, il ne pourra lui décompter que le lundi et le mardi lorsque nous serons soumis aux 4 jours de carence. Un petit lien ici vers une telle décision de justice.
Pas certaine que ça pourra s'appliquer à la fonction publique lorsque notre jour de carence sera mis en place car il semblerait que nous soyons payés sur 30 jours et pas seulement sur les jours travaillés. Et puis tant qu'à modifier la loi, ils vont en faire une qui leur assurera de pouvoir déduire ce jour de carence. On en saura plus quand elle sera votée mais ça ne saurait tarder puisqu'ils veulent réaliser ces économies pour 2012. Ici le circuit pour qu'une loi soit applicable.
Au fait le Sénat, avec une majorité dans l'opposition, ne pourra pas s'opposer à cette loi puisque lorsqu'il y a désaccord, le dernier mot revient de toute façon à l'Assemblée Nationale. Le circuit sera juste un peu plus long à cause, je l'espère, des réactions hostiles du Sénat à ce jour de carence. Les sénateurs pourront seulement tenter d'ajouter des amendements. La nouvelle lecture de cette loi par les deux chambres, Assemblée et Sénat, est prévue pour le 5 décembre. Elle sera certainement promulguée juste après.
Deux liens utiles :
- Aménager le temps de travail
- Un organisme Le CISS répond à toutes nos questions en matière de droit et santé au :
0810 004 333 (n° Azur) ou au 01 53 62 40 30,
Lundi, mercredi et vendredi : 14h-18h, Mardi et jeudi : 14h-20h.


