La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

mercredi 3 août 2011

Cancer du sein HER 2+ : une nouvelle arme Perjeta / Omnitarg

Voici quelques mois, je vous avais parlé d'Évérolimus (Afinitor®). Ce produit est destiné aux femmes atteintes d'un cancer Her2+++ mais qui deviennent résistantes à herceptine. Je vais vous parler d'une autre nouveauté très prometteuse.

Lorsqu'on est atteint d'un cancer du sein Her2+++, il existe actuellement deux traitements ciblés pour ce type de cancer uniquement, deux chimios qui bloquent les récepteurs utilisés par ce cancer particulier pour se développer et proliférer.

Le premier mis sur le marché par les laboratoires Roche est Herceptine, connu aussi sous son petit nom trastuzumab. Herceptine ne bloque que la production de Her2 et ne passe pas la barrière hémato-encéphalique. Autrement dit, si au départ, le cancer avait commencé à voyager et à envoyer des cellules cancéreuses dans le cerveau, recevoir ensuite herceptine bloquera toute nouvelle prolifération mais n'aura aucune action sur les quelques cellules cancéreuses ayant élu domicile dans notre petite tête. Il faudra les déloger par un autre moyen, une chimio qui arrive à atteindre cette zone ou des rayons. Par contre si aucune cellule n'avait eu le temps de migrer par là, une fois qu'herceptine est administré et fait effet, plus aucune cellule n'ira voyager où que ce soit. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai eu une irm cérébrale au début de mes misères, histoire d'être certaine qu'il n'y avait rien à déloger là-haut. Herceptine fait son travail en collaboration avec mon organisme qui l'apprécie, plus aucune cellule voyageuse.
Herceptine est injecté par perfusion. Il devrait être très prochainement possible de le recevoir par injection sous-cutanée (une piqûre avec une aiguille au diamètre spécifique pour ce traitement).

Le deuxième traitement, arrivé peu après, est le Tyverb (ainsi appelé en Europe mais Tykerb ailleurs), aussi connu sous son autre petit nom lapatinib. Ce sont les laboratoires GlaxoSmithKline ou GSK qui le commercialisent. En France, les femmes atteintes d'un cancer Her2+++ ne le reçoivent que si elles développent une résistance à l'herceptine. Il est conditionné sous forme de cachets, il faut en prendre 5 tous les jours en une seule prise. Son action est plus étendue que l'herceptine. En plus de bloquer Her2, il bloque aussi Her1. De plus, ce traitement, contrairement à herceptine, franchit la fameuse barrière hémato-encéphalique. Par contre il donne beaucoup plus d'effets secondaires difficiles à supporter notamment la diarrhée.

Ces deux traitements sont cardio-toxiques mais n'ont pas les mêmes effets secondaires. Actuellement, Tyverb n'est donné que lorsqu'herceptine ne fonctionne plus, autrement dit uniquement pour des cancers Her2+++ métastasés. Une étude en cours tente d'évaluer si la combinaison des deux offrirait un réel gain en terme de survie.

Un troisième traitement devrait voir le jour : Omnitarg / Perjeta ou sous son petit nom molécullaire Pertuzumab (aussi connu en tant que 2C4), il appartient aux laboratoires Roche.
Il existe 4 récepteurs de la famille Her, Her1, Her2, Her3 et Her4. Ces 4 gênes ont des relations entre eux. Il intervient des ligands qui leur permettent de "se lier" et d'avoir des échanges entre eux afin de stimuler la croissance cellulaire. On appelle aussi ces échanges l'activité tyrosine kinase, on entend plus souvent ce terme qui semble assez barbare lorsqu'on n'est pas biologiste. On a identifié ce qui permet de lier Her1, Her3 et Her4 à ses compères mais pas ceux qu'utilise Her2. Lorsque Her1 se lie avec Her1, Her3 avec Her3, Her4 avec Her4, on appelle cette association de deux récepteurs Her identiques reliés par un ligand : un dimère. Mais lorsqu'ils s'associent avec un récepteur Her différent, ils choisissent de préférence Her2. On appelle alors cette association de deux récepteurs différents un hétérodimère. Ils se lient par un ligand reconnu par le récepteur autre que Her2. Le problème c'est que Her2 participe ainsi à la transmission du signal avec ses petits copains Her1, Her3 et Her4. Comme c'est lui qui stimule la croissance cellulaire, s'il débloque, il envoie son signal à ses copains et ça peut mener à une transformation maligne.
On soupçonne cette dimérisation HER (addition de deux éléments) de jouer un rôle important dans la croissance et la formation de plusieurs types de cancer différents. Cliquez ici pour plus de détails sur la famille des récepteurs Her.

Voici deux images pour vous aider à comprendre :

monomere

ErbB-1 est Her1, ErbB-2 est Her2 etc...
En bas de cette image, en orange, on voit les gênes sans aucune liaison, Her1 jusqu'à Her4.
Au dessus, en rose, sont représentés leurs ligands prêts à se relier à un autre copain Her.
Sous cette forme, ce sont des monomères. Ils sont seuls.

 

dimere

Toujours pareil pour vous y retrouver avec les noms,
ErbB-1 est à remplacer par Her1 et ainsi de suite pour les quatre.
Sur ce dessin, les monomères se sont tous liés
à un autre récepteur Her.
Les ligands sont représentés par le petit ovale gris entre deux éléments.
Dans la colonne de gauche, ce sont des dimères. Chaque Her est relié à son semblable, Her1 avec Her1, Her4 avec Her4 et Her3 avec Her3.
Dans la colonne de droite, ce sont des hétérodimères. Ils se sont tous liés avec un autre récepteur Her, différent d'eux
et leur préférence à tous s'est portée sur Her2.
Le rôle de pertuzumab est d'empêcher tous ces liens,
toutes ces dimérisations.

Le Pertuzumab empêche cette association de Her2 avec ses petits copains, autrement dit, il empêche l'interaction (ou dimérisation) de la protéine Her2 avec d'autres récepteurs de la famille Her.
C'est la première molécule expérimentale développée pour prévenir spécifiquement l’appariement du récepteur HER2 à d’autres récepteurs HER (Her1, Her3, Her4). Grâce à ce mécanisme d’action, le pertuzumab est censé bloquer la transmission de signaux cellulaires, ce qui devrait inhiber la croissance des cellules cancéreuses ou entraîner leur mort. On pense que les mécanismes d’action du pertuzumab et d’Herceptine sont complémentaires car tous deux se lient au récepteur Her2, mais dans des régions différentes.
L'idée de génie est de combiner les deux, herceptine et Omnitarg / Perjeta (ou Pertuzumab). On cherche à déterminer si en associant le pertuzumab à Herceptine avec taxotère en plus, on pourrait entraîner un blocage plus complet de la voie de signalisation Her. Ce qui fait l'objet de deux études.

La première, NEOSPHERE (Neoadjuvant Study of Pertuzumab and Herceptin in an Early Regimen Evaluation) a été menée dans 78 centres du monde entier sur 417 femmes présentant un cancer du sein Her2+++ de stade précoce, sans métastases. Avant chirurgie, ces femmes ont été réparties dans quatre groupes thérapeutiques recevant différentes combinaisons des traitements afin de comparer leur efficacité et de voir quel était le cocktail gagnant contre Her2+++. Voici ce qu'on obtient :
Disparition de la tumeur d'emblée pour :
 •  29,0% des femmes du groupe recevant le classique, herceptine et taxotère.
 • 45,8% pour le groupe recevant le classique, herceptine et taxotère mais aussi le petit nouveau Pertuzumab.
 •  16,8% pour le groupe herceptine et pertuzumab, le petit nouveau, mais pas de taxotère, des fois qu'on arriverait à s'en passer.
 •  24,0% dans le groupe taxotère et pertuzumab, le petit nouveau et cette fois-ci pas d'herceptine, des fois que le petit nouveau le remplacerait avantageusement.

On voit tout de suite que le best est la combinaison des trois, autrement dit, le traitement classique actuel, taxotère, herceptine auquel on ajoute le nouveau traitement ciblé découvert Pertuzumab. C'est super comme nouvelle, d'autant plus que ça signifie que 45,8% des femmes traitées d'emblée par ce cocktail, ont vu leur tumeur disparaître complètement et n'ont pas eu besoin de mastectomie. Par contre c'est la sécu qui va tirer la tête, déjà qu'herceptine est pointé du doigt car coûteux, lui associer un autre traitement de la même veine, ciblé et certainement aussi coûteux, ça ne va pas arranger ses finances. J'espère qu'on pourra en bénéficier malgré cet aspect financier.

Actuellement une autre étude de phase III est en cours, CLEOPATRA (CLinical Evaluation Of Pertuzumab And TRAstuzumab). Elle fait exactement la même chose que NEOSPHERE à une seule différence prêt, c'est qu'elle ne porte que sur des femmes ayant un cancer Her2+++ métastatique. Elles ont aussi été réparties dans les mêmes quatre groupes pour tester les mêmes combinaisons de produits chimiques afin de confirmer que le cocktail gagnant est le même et surtout déterminer sur combien de femmes on arrive à obtenir une rémission complète immédiate.
Un communiqué de presse des laboratoires Roche publié le 15 juillet 2011 indiquait que cette étude avait donné des résultats significatifs en terme de survie pour ces femmes soignées avec le coktail gagnant mais pas de chiffres.  Il faudra attendre décembre 2011, lors du congrès médical "Breast Cancer Symposium" pour que les données de l’étude CLEOPATRA soient rendus publiques.

Je dois dire que j'ai hâte de connaître ces chiffres. Il était bien précisé dans ce communiqué de presse qu'un cancer her2+++ métastasé est incurable, des fois qu'on aurait pu l'oublier et puis avec ce genre d'introduction les chiffres de rémission pour ces patientes auront plus de poids. Il est à noter toutefois que ces études n'ont aucun recul et ne permettent pas de savoir si le temps de survie est allongé, raccourci, identique, meilleur. Il faudra au moins 5 ans de recul pour comparer et mieux apprécier les effets de Pertuzumab.

Pour information, dans le monde, chaque année, un diagnostic de cancer du sein est établi chez plus d’un million de femmes, dont 421.000 en Europe. Environ 30% des femmes auxquelles un cancer du sein a été initialement diagnostiqué à un stade précoce finissent par développer une maladie récidivante ou métastatique, et, alors que 9 femmes sur 10 dont le diagnostic a été porté à un stade précoce de la maladie survivent plus de cinq ans, ce taux chute à 1 femme sur 10 en cas de diagnostic initial de cancer du sein métastatique. La plupart des patientes ayant un cancer du sein métastatique ont une espérance de vie limitée à 18-24 mois.

J'ai donc l'immense chance de faire partie des 10% de femmes ayant eu un cancer du sein métastatique (tout type confondu, pas que des Her2+++) toujours en vie 5 ans après.

Au fait pour celles qui sont intéressées par les cancers du sein métastatique et qui ne craignent pas de tomber sur des statistiques minables de survie, allez jeter un oeil à ce document (il est vendu 60€ mais on a le droit d'en consulter un certain nombre de pages gratuitement, ensuite elles sont bloquées.). J'ai eu le plaisir de me rendre compte que j'ai allègrement explosé toutes leurs statistiques, doublées voir triplées, si je regarde les chiffres pour le foie, pour l'âge au moment du diagnostic, pour Her2++. Je sais, je fais ma maligne mais je ne me crois pas du tout invulnérable. Oh non ! Ça refroidit ce genre de tableaux sur des centaines de pages mais j'en ai besoin de temps en temps. Je dois être un peu tordue. Par contre pour celles qui n'ont pas le moral au beau fixe, n'allez surtout pas voir ces chiffres qui pourraient vous plomber les jours à venir.

La recherche avance. Chaque jour gagné est un pas de plus vers un nouveau traitement qui pourra faire encore gagner un peu de temps... Il faudrait juste qu'on puisse bénéficier de toutes ces substances miracles et c'est déjà bien loin d'être le cas actuellement suivant le pays où on a la chance ou la malchance d'être traitée.


Commentaires

    Professeur Isa !

    Merci pour cette petite leçon bien positive..sur les HER ! je crois bien que j'ai tout compris !!!
    Avec de pareilles armes, je nous souhaite de vivre une belle et longue vie....

    Posté par missmaryflo, vendredi 5 août 2011 à 21:54
  • les statistiques

    Allô Isabelle,

    Lorsque l'on parle de statistique j'ai peur je l'avoue et j'ai lu sur le sujet et comme tu dis, je dois être tordue pour lire tout ça. Lorsque ma lecture était terminée j'avais le moral bien bas. Je n'ai jamais voulu savoir quelle était mon espérance de vie, je préfère vivre un jour à la fois et apprécier la vie plutôt que de la démolir en ayant peur que ma vie achève.

    Selon les stastiques pour un cancer métastasé aux os, l'espérance de vie est de 3 ans. J'atteindrai mon 3 ans en janvier 2012 date du diagnostic. Au début après avoir lu tout ça, je calculais et je me disais oufff déjà une année de passée, il ne m'en reste que 2. Je ne veux plus du tout savoir, et je ne veux pas mourir non plus. Mon mari ne s'entre pas en tête que tout cela c'est grave et que je ne vivrai pas jusqu'à 70 ans. Pour lui mon état est stable et sous contrôle et dans le fond pourquoi ne pas penser ainsi, pendant ce temps il n'angoisse pas. Si la douleur empoisonnait pas me vie comme elle le fait depuis plusieurs mois, je serais au top de la forme. Alors on verra avec les nouveaux médicament pour la douleur si tout ça s'améliorera. Je me croise les doigts et je nous souhaite une longue vie. Bisous.

    p.s.: c'est bizarre, je n'ai pas reçu la newsletter de tes nouveaux articles.

    Posté par france, mercredi 10 août 2011 à 07:10
  • c'est là où on remercie les gens qui cherchent, qui testent en se disant que la recherche progresse ou progressera toujours... si on lui en donne les moyens. Tout est souvent une histoire de gros sous, et comme tu le dis, en espérant que les patients en bénéficient même si cela est onéreux.

    Posté par laurence, mercredi 10 août 2011 à 11:19
  • Merci pour ces précieuses infos. pas reçu non plus la newsletter pour tes nouveaux articles.

    Posté par beacaza, mardi 30 août 2011 à 22:36
  • Ma maman

    Bonjour,

    J'ai 33 ans. Je suis donc une adulte. Tres pragmatique de surcroît. Ma maman est morte en août 2010 du fameux et malin HER2. La gravité de la situation nous a été cachée, jusqu'au stade final: aggravation pulmonaire... Vos commentaires et vos schémas m'ont fait du bien. Je suis très heureuse de votre rémission, que je vous souhaite être en fait une guérison. Rien de plus... Juste pour témoigner de ce que derrière ces stat, il y a des âmes, de fortes et belles âmes qui luttent. Les protocoles médicaux en vigueur dans beaucoup d'hôpitaux ne savent pas encore traiter la scission qui s'opère entre le corps, qui doit partir et l'esprit qui veut rester... Cette souffrance psychologique du patient ne se traite pas encore. Sinon par beaucoup d'amour peut-être. Portez-vous bien. Et merci à vous pour cette présentation complète, succinte et intelligente. Kate.

    Posté par Kate, vendredi 9 mars 2012 à 22:53
  • quand le herceptin devient toxique il donneront quoi pour stabiliser le her2 positif??? je me le demande! ils parlent toujours de la même chose mais n' négligent les femmes qui ont un problème cardiaque et qui ne peuvent prendre le herceptin et les deux autres traitements car toujours toxiques pour le coeur!! donc la vie des femmes avec ce problème peuvent crever! ils s' en fichent.

    Posté par sabrina, dimanche 30 mars 2014 à 15:35
  • thérapies ciblées

    Ces anticorps humanisés sont typiquement le genre de progrès que l'on attendait en cancérologie pour ces cancers du sein agressifs.
    Il existe pas mal d'autres immunothérapies ciblées , qui s'adressent aux cancers HER2- comme HER2+ car ayant d'autres cibles membranaires. Ces traitements sont utilisés avec succes dans d'autres pays mais en attente d'AMM en France... notre bureaucratie est toujours aussi peu soucieuse de sauver des vies
    Nous sommes une société qui a des contacts à l'étranger pour permettre à ceux qui veulent en faire plus d'accéder à ces thérapies
    www.traitement-alternatif.com

    Posté par immunotherapies, samedi 12 avril 2014 à 12:30
  • qualite de vie apres chimo herceptine radiotherapies et antiormones

    bonjour j ai lu votre article moi aussi je suis ateinte d un carcinome de sein de 8 mm c-erb-B2 je vous prie de de m informer si vous voulezcomment est la vie apres combinaison de chimio ,herceptine radiothrapie ,a mon cas ils m ont propose aussi antiormonones
    vous pouvez travailler sortir de chez vous seule faire des voyages? ou vous passez la plupart du tempsr chez vous
    personellement je prefere une survie plus courte avec qualite de vie bien
    j attends votre reponse et je vous remercie d avance de tout mon coeur

    Posté par xrissi dervissi, lundi 18 mai 2015 à 14:11
  • bon courage a vous

    Posté par xrissi dervissi, lundi 18 mai 2015 à 14:12
  • perjeta et herceptine depuis 9 MOIS

    j'aimerais discuter avec une dame ayant un cancer métastatique et soignée avec Herceptine et Perjeta.

    Posté par paule, vendredi 4 décembre 2015 à 20:27
  • perjeta et herceptin

    bonjour,
    traitée pour un cancer du sein découvert tardivement et demblé metastatique depuis 2012, c'est la première fois que je me décide à discuter avec une personne dans la meme situation

    Posté par celine, lundi 9 mai 2016 à 23:08
  • perjeta et herceptin

    Bonjour à vous Mesdames . J'ai un HER2+++ avec métastases au cou et 1 au poumon droit ,j'ai eu une chimio d'Oct 2015 à Fev 2016 de taxotère/herceptin / perjeta .le marqueur 15.3 et les scanners sont redevenus normaux aussi rapidement je suis ,à vie aux perfusions toutes les 3 semaines depuis mars 2016 ,j'en suis à la 11 ème en ce moment.Je reprends espoir ,bien que j'ai du mal à digérer ces perfusions d'anticorps à vie.
    Malheureusement au cours d'un IRM cérébral il y a 1 semaine ,vient d'être découvert 3 métastases (11mns env) au cerveau .depuis l'annonce cad hier par mon oncologue ,je suis anéantie -désespérée,,je vis un cauchemar. Mon onco m'à dit qu'il mettait tout en route pour enlever tout ça ,dont des rayons ,qui marchent bien m' à t -il dit ? connaissez vous des personnes ayant ce parcours dans leur HER+++ .?
    Du coup je me pose la question ,si les marqueurs et scanners sont très bons , pourquoi n'à-t-on pas vu cela bien avant que l'IRM cérébral soit fait pour tout autre chose ??? Il parait que l'herceptin ne traverse pas la barrière encéphalique d'ou la monstruosité qui vient de me tomber dessus ? Bien sincèrement à vous toutes et à Isabelle bien sur !
    Nelly

    Posté par Nelly, vendredi 14 octobre 2016 à 13:15
  • *****Je suis sous herceptin /perjeta à vie toutes les 3 semaines ,j'avais oublié de préciser .

    Posté par Nelly, vendredi 14 octobre 2016 à 13:18
  • HER2 et métastases cérébrales

    Bonjour,
    Mon épouse a été diagnostiquée d'un HER2 ++ fin 2011 (tumeur de 5 cm au sein) avec métastases osseuses (nombreuses) et hépatiques.
    Elle a d'abord eu Herceptin/Endoxan/Taxotère, puis Herceptin/Taxol seul.
    Depuis juillet 2014 elle est sous TDM1 (Kadcyla) et tout était sous contrôle. Même pas opérée du sein tellement la tumeur avait disparu. Les métas hépatiques disparues. Les métas osseuses stoppées avec même reconstitution osseuse au niveau des cicatrices.

    Sauf que....

    Comme Nelly on vient de lui découvrir 3 métas cérébrales suite à des petits problèmes oculaires (flashs lumineux). L'onco est optimiste car la maladie en périphérie étant sous contrôle, elle continue le TDM1 et va être traitée par le Cyberknife (radiothérapie stéréotaxique). Elle a fait le scanner de positionnement le 13 décembre et devrait avoir 3 séances...pas avant début février. D'ici là, elle est interdite de conduite et sous cortisone. Les flashs lumineux ont disparu.

    Effectivement l'herceptine ne traverse pas la barrière, et au 1er PET Scan de détection de la maladie (fin 2011) il n'y avait pas de métastases cérébrales donc tous les scanners de contrôle faits tous les 4-5 mois n'incluaient pas le cerveau...

    Donc Nelly je pense vous devez être éligible au Cyberknife, voire gamma knife, seulement il n'y en a pas partout...On a la chance d'avoir le CK à 30 km de chez nous, à Nice

    Bon courage et bien sincèrement

    Philippe

    Posté par zizou06, samedi 31 décembre 2016 à 18:02

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