La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

jeudi 17 novembre 2011

Au lieu d'un 2ème jour de solidarité, on gagne un jour de carence et un tour sur le ring

Depuis plusieurs semaines, on entendait brandir la menace de nous soumettre à un second jour de solidarité, autrement dit, un jour férié supprimé.
Je faisais mes calculs et je cherchais sur lequel allait s'arrêter leur choix.
En effet, je sais qu'ils ne voulaient que d'un jour ouvrable tous les ans comme le lundi de Pentecôte qui avait le mérite de ne jamais tomber un week-end.
Mais ils sont peu nombreux à être un jour fixe de la semaine, il restait le lundi de Pâques ou le jeudi de l'ascension.
Le problème est que le jeudi de l'ascension occasionne pas mal de rentrées d'argent, beaucoup de gens font le pont pour 4 jours consécutifs.
Le lundi de Pâques, autant l'oublier tout de suite, c'est la fête catholique sacrée, l'une des plus importantes si ce n'est LA plus importante.
Il ne restait que des jours fériés mouvants. Ça ne devait pas faire leur affaire, comment supprimer un jour chômé aux salariés s'il peut tomber un dimanche?

Ils ont dû bien se casser la tête mais leur avidité à vouloir faire des économies au détriment des salariés leur a donné une idée de génie encore plus rentable que ce fameux jour de solidarité : ajouter un jour de carence.

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C'est encore mieux qu'un jour par an à date fixe. Et puis pour que ça passe mieux, il suffisait de ressortir la vieille rengaine : lutter contre les tire-au-flanc. C'est bien connu ce sont toujours les mêmes qui sont malades, qui profitent du système, des resquilleurs, des profiteurs. Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez a même enfoncé le clou en affirmant lors d'une interview : "Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant".

"Diviser pour mieux régner" s'applique toujours à merveille. Et tant qu'à faire, arriver à diviser sur deux plans, histoire de bien brouiller tout le monde au lieu qu'on se rassemble pour manifester notre indignement, d'autant plus qu'un an avant les élections présidentielles, ça serait plus facile d'être entendu.

Premièrement on crée un clivage entre les malades et les biens portants.
Pour les gens qui ne tombent jamais malade, les jours de carence sont un moindre mal. En faisant passer les malades pour des fraudeurs, on n'ose plus dire qu'on y tient à ces jours d'arrêt maladie rémunérés, on se ferait remarquer et soupçonner de vouloir en profiter, de se faire de temps en temps un petit arrêt maladie pour s'octroyer un peu de congé en rab.
Et puis les médecins sont forcément complaisants, les patients n'ont qu'une idée en tête, se faire arrêter. On leur met un peu plus la pression. Ils hésiteront encore davantage avant de signer un arrêt en se demandant ce qu'on va penser d'eux après coup.

Je crois surtout que nous ne sommes pas égaux devant la maladie et nos modes de vie peuvent favoriser les infections. Un exemple très simple, j'ai deux filles qui vont à l'école et je prends les transports en commun tous les jours dont le métro. Je suis beaucoup plus en contact avec tous les virus que deux de mes collègues qui n'ont pas d'enfants et se déplacent en voiture pour effectuer leurs trajets. Eux ne sont jamais malades, jamais arrêtés. Je suis aussi forcément plus fatiguée en tant que mère de jeunes enfants et donc plus susceptible d'être malade.

Deuxièmement on crée un clivage entre le privé et le public (ça marche à tous les coups!)
Il suffit d'aller sur les réactions à ces annonces, qui au lieu de rassembler les salariés touchés dans leurs droits élémentaires, s'étripent sur les différences de traitements. Le clivage privé/public a toujours existé et cette annonce d'un 4ème jour de carence pour le privé et du 1er jour de carence pour le public a échauffé les esprits.
Comment, dans la fonction publique, ils n'avaient pas de jour de carence? Comment, on ne leur en impose qu'UN seul ?
C'est bien connu, le personnel hospitalier, éducatif, les policiers : tous des tire-au-flanc qui s'arrêtent dès qu'ils ont le nez qui coule.

Je suis toujours aussi atterrée par cette réaction conditionnée par le clivage privé/public. En même temps, c'était l'effet recherché. Au lieu de rassembler les salariés puisqu'ils devraient tous se sentir victimes d'une telle mesure, ils s'étripent.
Soit dit en passant, des grandes entreprises prennent à leur charge ces jours de carence, et leurs salariés, du privé, n'ont aucune perte de salaire en cas d'arrêt maladie. D'ailleurs l'état n'est pas arrivé à chiffrer les employés du privé qui ne subissaient pas ces jours de carence, ils les estiment entre 50% et 80%, très large fourchette. Savoir si les entreprises qui finançaient ces 3 jours de carence accepteront d'en payer un de plus, ce n'est pas gagné. Elles pourront faire valoir que les fonctionnaires en ont bien un à leur charge, alors pareil pour le privé...

Deux clivages dans une seule annonce, très forts en communication, ceux choisis pour présenter cette mesure anti-populaire au possible, dans un climat morose sur fond de crise, d'incertitude sur l'avenir.
L'effet escompté est conforme à leurs prévisions. On se dispute partout comme des gosses en se renvoyant les phrases mille fois entendues à chaque fois qu'on oppose le privé et le public comme dernièrement avec la réforme des retraites.

Au lieu de s'unir pour défendre nos intérêts, pour rappeler que nous sommes des êtres humains qui attendons d'être traités dignement dans un pays aussi riche que la France, nous sommes divisés. Assurément, le projet de loi va pouvoir passer, personne ne s'oppose à nos dirigeants. Les français sont beaucoup plus occupés à s'opposer en leur propre sein, malade/pas malade, privé/public.

Au-delà des clivages qui m'agacent plus qu'on ne peut l'imaginer parce que l'effet escompté fonctionne toujours aussi bien, je vais vous parler de mon cas particulier.

Je suis fonctionnaire et je suis malade. Je suis assurément celle pointée du doigt par tous. Jusqu'ici je n'avais pas de jour de carence et pourtant je suis parfaitement responsabilisée sur les conséquences de mes arrêts.
Or il se trouve que ma maladie est un cancer du sein métastasé d'emblée. Je suis en rémission mais j'ai des chimios à vie toutes les trois semaines. Comme je ne peux pas recevoir ma perfusion sur mon lieu de travail et que je suis fatiguée pendant les jours qui suivent, j'ai choisi le jeudi pour mon traitement. Ainsi je suis arrêtée le jeudi, le lendemain, le vendredi et j'ai encore le week-end qui suit pour me reposer et être en assez grande forme pour aller bosser le lundi.
J'ai donc un arrêt de travail de deux jours toutes les trois semaines.
Avec ce jour de carence, je vais perdre un ou deux jours par mois de salaire. On va encore me renvoyer mon cancer dans la figure sur mon bulletin de salaire.
Pourtant je ne fais pas exprès, je vous assure que je préfèrerais mille fois ne pas avoir eu ce cancer, ne pas avoir de chimio, aller travailler sans me faire arrêter aussi souvent. Mais je n'ai pas le choix...

Et puis une autre conséquence va être que mes collègues malades ne vont plus se faire arrêter pour ne pas perdre de salaire et qui va être contaminée la première? Celle qui a le moins de défenses immunitaires, MOI. Mais quand je suis malade, c'est tout de suite très infectieux, ça dégénère très rapidement. Je n'ai absolument pas la force d'aller travailler. Qui va devoir avoir davantage d'arrêts maladie à cause de toutes les saletés que mes collègues malades vont me refiler ? MOI.
J'en ai vraiment de la chance, hein ?

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Pour information, ça peut aider d'autres personnes dans mon cas. Toute personne devant subir des traitements réguliers peut le faire sur son temps de travail. L'employeur n'a pas le droit de refuser ces absences. Le seul hic, c'est que ce n'est pas rémunéré. En tant que fonctionnaire, il existe une autorisation d'absence sans perte de traitement (nommée A04) davantage réservée pour des motifs d'ordre syndical. Les conditions d'attribution sont assez floues pour des raisons médicales mais dans certaines administrations elles sont accordées. Je vais donc écrire à mon supérieur au sommet de la hiérarchie pour demander à bénéficier de ces autorisations d'absence afin de recevoir mes chimios sans craindre une perte de salaire. Je vous tiendrai au courant de la suite des évènements.

Je vous communique une solution qui peut éviter à certains des jours de carence.
Les jours de carence tombant sur des jours chômés ne peuvent pas être décomptés du salaire à condition qu'il soit calculé sur la base des jours travaillés et non sur 30 jours. Par exemple, si un arrêt maladie démarre un samedi et dure jusqu'au mercredi, l'employeur n'aura pas le droit de déduire les 2 premiers jours de carence du salaire, le samedi et le dimanche, puisque l'employé ne travaillait pas ces jours-là, il ne pourra lui décompter que le lundi et le mardi lorsque nous serons soumis aux 4 jours de carence. Un petit lien ici vers une telle décision de justice.
Pas certaine que ça pourra s'appliquer à la fonction publique lorsque notre jour de carence sera mis en place car il semblerait que nous soyons payés sur 30 jours et pas seulement sur les jours travaillés. Et puis tant qu'à modifier la loi, ils vont en faire une qui leur assurera de pouvoir déduire ce jour de carence. On en saura plus quand elle sera votée mais ça ne saurait tarder puisqu'ils veulent réaliser ces économies pour 2012. Ici le circuit pour qu'une loi soit applicable.
Au fait le Sénat, avec une majorité dans l'opposition, ne pourra pas s'opposer à cette loi puisque lorsqu'il y a désaccord, le dernier mot revient de toute façon à l'Assemblée Nationale. Le circuit sera juste un peu plus long à cause, je l'espère, des réactions hostiles du Sénat à ce jour de carence. Les sénateurs pourront seulement tenter d'ajouter des amendements. La nouvelle lecture de cette loi par les deux chambres, Assemblée et Sénat, est prévue pour le 5 décembre. Elle sera certainement promulguée juste après.

Deux liens utiles :

  • Aménager le temps de travail
  • Un organisme Le CISS répond à toutes nos questions en matière de droit et santé au :
    0810 004 333 (n° Azur) ou au 01 53 62 40 30,
    Lundi, mercredi et vendredi : 14h-18h, Mardi et jeudi : 14h-20h.

La suite :

Jour de carence : suite

Jour de carence : épilogue en vue

Posté par IsabelleDeLyon à 22:44 - Actualité - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Commentaires

    montrés du doigt!

    Je partage ton analyse et ton exaspération!
    Je suis en retraite depuis un an, mais il y a peu en tant qu'enseignante, j'ai vécu des moments difficiles après 18 mois d'arrêt pour mon CS...
    Il y a eu des arrêts pour la reconstruction, les contrôles (j'habite à 80 km du centre anti-cancéreux et la plupart du temps je prenais la journée pour faire les examens et voir l'oncologue). Au départ j'avais des contrôles tous les 3 mois!
    Pendant 30 ans de service je n'ai eu que 2 arrêts pour maternité et 2 ou 3 pour lombalgie ou état grippal...Et le cancer m'est tombée dessus, m'a fragilisée et il est vrai que j'ai pris plusieurs fois un ou deux jours ( prescrits par le médecin) pour asthénie, déprime, douleurs...
    Avec cette mesure impitoyable j'aurais perdu de l'argent, mais surtout je me serais sentie encore plus stigmatisée...
    Dans l'éducation nationale il existe aussi des autorisations d'absence accordées par le chef d'établissement, mais que vont elles devenir????
    Vraiment tout ceci devient accablant pour ceux qui souffrent et qui autaient de loin préféré rester en bonne santé...
    bien à toi, Biquette.

    Posté par Biquette, vendredi 18 novembre 2011 à 09:34
  • Carence...

    Comme toujours chère Isabelle, tu as trouvé le tempo pour dire, rire, sourire, égratigner, panser, suturer...mais la carence reste carence. Carence de responsabilité surtout ! Merci pour ton texte si bien enlevé. Je garde un petit sourire bien amer...

    Posté par Jeanne Orient, vendredi 18 novembre 2011 à 09:34
  • Comme d'habitude ton article est extrêmement bien envoyé. Merci de cette analyse pousée et documentée. Je partage sur FB illico. Bises

    Posté par beacaza, vendredi 18 novembre 2011 à 10:57
  • Bravo ma belle,

    Super coup de gueule et si, je ne suis pas concernée puisque licenciée "grâce" à mon cancer, je suis aussi outrée que les économies se fassent encore sur le dos des malades. Bien sur il y a certainement des abus mais il devrait être possible de faire la différence entre les arrêts maladie pour une rhino ou une petite gastro et les arrêts pour des pathologies graves. Mais ce n'est pas dans l'air du temps puisque ce projet de loi suit de près la baisse des remboursements des trajets qui eux concernent directement les graves maladies et handicaps. .
    Merci pour ce billet de mauvaise humeur
    Gros bisous ma belle

    Posté par Catherine, vendredi 18 novembre 2011 à 11:15
  • je vais rajouter un petit clivage (LOL) : Salarié/ libéral...... pour moi c'est 3 mois de carence si je n'ai pas pris la précaution de prévoir une assurance privée!!!!...... donc ben moi quand je suis arrêtée et bien j'y reste.
    Merci pour ton article qui est super bien documenté.
    je partage
    bises

    Posté par Halize, vendredi 18 novembre 2011 à 14:50
  • C'est dégueulasse, on tape toujours sur les plus faibles

    Posté par Tili, vendredi 18 novembre 2011 à 17:44
  • Coupables d'être malades

    Comme tous je suis scandalisée par ces mesures . Je suis également fonctionnaire. Je souffre d'une pathologie chronique , qui nécessite des contôles réguliers , et donc des absences. Mon généralistes , qui a été trop complaisant avec certains , refuse maintenant tout arrêt ( il frôle a mise sous tutelle par la sécu) ne veut plus délivrer aucun arrêt , et bien sur pour lui ce n'est pas de sa faute , mais il essaye de me culpabiliser en me disant que je m'écoute, sauf que avec une pathologie neurologique on ne sait jamais à quoi s'attendre . Pour mes contrôles il me dit vous n'avez qu'à prendre sur vos congés , et si vous n'avez plus de congés , prenez un congé sans solde. Il oublie que si je prends des congés sans solde , j'aurai moins d'argent et que si j'ai moins d'argent je pourrai moins me soigner. Par contre en tant que fonctionnaire notre DRH refuse systématiquement tout autorisation d'absence, mais à mon avis nous avons une DRH qui fait volontairement de la sous information pour que nous n'ayons pas accès à nos droits. Cest pourquoi Isabelle , je serai très intéressée de savoir ce que donnera demande d'autorisation d'absence auprès de ta hiérarchie. En tout cas je suis de tout coeur à tes cotés dans ce combat , car c'est aussi le mien et je trouve ignoble que l'on s'en prenne aux plus faibles , à ceux que a maladie frappe et qui n'ont rien demandé.

    Posté par Christine, vendredi 18 novembre 2011 à 18:17
  • Isa, j'entends bien ce que tu nous dis et je déplore tout comme toi que le salaire des personnes malades comme nous subisse ce type de mesure (même si dans mon cas, une assurance en partie à ma charge me garantit un maintien de salaire dès le premier jour d'arrêt).
    Cependant, j'adorerais un jour voir les salariés du privé avoir les mêmes avantages que ceux du public...(en matière de retraite par exemple!!!= calculée sur une moyenne des 25 meilleures années contre 6 derniers mois dans le public) mais je sais que ce n'est malheureusement pas demain la veille...En attendant on fait quoi ?

    Posté par missmaryflo, vendredi 18 novembre 2011 à 21:52
  • Si bien dit encore

    Isabelle, pourquoi ne pas envoyer ton article à Nora Berra au moins pour qu'ils se rendent compte des conséquences? c'est tellement criant cette injustice.
    Ce mauvais raccourcis pris en mettant tout le monde dans le même sac GRRR Intolérable cette punition supplémentaire de perte de salaire. En plus contrairement au privé notre prime de 13e mois est indexée sur l'absentéisme déjà. En plus en ce qui concerne la longue maladie, certes nous avons une sécurité de l'emploi au début (ou du moins du maintient de salaire) mais passé les délais légaux, on n'a plus doit à rien, meme pas au chomage en cas de licenciement mais bon c'est vrai quand on n'est pas malade on est 'safe'

    Posté par marie, vendredi 18 novembre 2011 à 22:54
  • Je partage amplement ton avis. Merci pour toutes les précisions de ton article. Et bonne journée!

    Posté par Martine, samedi 19 novembre 2011 à 10:34
  • Isa, Catherine, vous qui d'une certaine manière avez pignon sur rue, ne pensez-vous pas qu'il faudrait mener une action auprès de nos députés et sénateurs pour les sensibiliser aux conséquences de cette loi inique pour les salariés atteints d'une maladie chronique?
    Une maladie chronique, un cancer, est déjà pour beaucoup d'entre nous une catastrophe économique. Quand j'entends Cathie dire qu'elle a été licenciée à cause de son cancer, n'est-ce pas déjà bien assez? J'ai croisé des personnes qui pendant les chimios faisaient arrêter quelques jours puis retourner travailler pour ne pas tomber à mi-salaire.
    Pour moi comme pour toi Isa, être traitée par Herceptin me vaudra la perte de 17 jours de salaire par an, plus d'un mois de salaire si le délai est porté au delà d'un jour de carence (à supposer que je me fasse arrêter seulement deux jours à chaque injection).
    Ne pourrait-on pas adresser un courrier collectif, une pétition? Mon mari suggère une manifestation seins nus devant l'assemblée nationale (je le soupçonne de vouloir se rincer loeuil ). Je suis sûre que les hommes politiques de droite qui pensent s'attaquer aux personnes qui abusent n'ont pas bien perçu le problème pour les malades chroniques. Bien sur ce problème existe déjà pour les salariés du privé non couverts. On pourrait pour le moins, revendiquer une mesure spécifique pour tous les salariés (privé / public) qui bénéficient du 100%.
    Si vous pensez qu'on peut faire quelque chose collectivement, je suis des vôtres.
    Quoi qu'il en soit, je compte bien adresser un courrier aux députés et sénateurs de mon département.

    Posté par beacaza, samedi 19 novembre 2011 à 13:03
  • Zut, quelques fautes de frappe...!

    Posté par beacaza, samedi 19 novembre 2011 à 13:05
  • Un doute m'assaille : le délai de carence s'applique-t-il à chaque arrêt maladie? Est-ce qu'il ne s'agit pas d'un délai annuel (une seule carence pour tous les arrêts de travail dans l'année)?

    Posté par beacaza, samedi 19 novembre 2011 à 13:14
  • Hélas, Béatrice, les jours de carence sont appliqués à chaque arrêt. Mon mari est dans le privé, pourtant dans un très gros groupe qui ne les prend pas à sa charge et c'est à chaque fois qu'il y a droit.

    Je sais bien que les plus touchés sont ceux à leur compte et c'est inadmissible.

    Les fonctionnaires n'ont pas d'assurance pouvant compléter ces jours de carence, un super avantage

    Marie, je n'ai pas de 13ème du tout, il ne risque pas de baisser dans mon cas, un autre avantage.

    Posté par IsabelleDeLyon, dimanche 20 novembre 2011 à 18:51
  • Ce qui est anormal est la distinction privé/public, encore une fois. Moins on en fout, plus on est considéré.

    Posté par maigrir, mardi 6 décembre 2011 à 07:12

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