La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

jeudi 31 mars 2016

CASsée

Je devais me faire opérer, hier, mercredi 30 mars 2016, pour poursuivre la reconstruction de mon sein mais à cause du C.A.S. (se prononce CASSE), j'ai tout annulé.

L'assurance maladie m'a ôté la possibilité de CHOISIR. Adieu le rapport de confiance établi entre le chirurgien et moi, adieu le travail en cours sur ce sein qu'on tentait de faire ressembler à quelque chose. Jamais on ne m'a davantage renvoyée à mon statut de cancéreuse, pieds et poings liés pour me faire soigner sans que jai mon mot à dire ou si peu.
En m'otant cette liberté de choisir un médecin en qui j'ai confiance, avec qui j'avais un projet de reconstruction pour que la mutilation subie soit un peu moins douloureuse à vivre au quotidien, je perds mes repères qui m'aident à tenir la tête hors de l'eau dans cette cohabitation forcée avec le cancer.
Je suis bouleversée en plus d'être en colère, habitée par un sentiment d'injustice de devoir subir une nouvelle épreuve imposée par la sécu qui n'aurait pas existée l'an dernier.
Hélas pour nous tous, malades ou accidentés, le CAS se transforme en dictateur de notre santé et nous entrave dans notre accès aux soins.

Il y a 10 ans, on me découvrait un cancer du sein généralisé, métastases au foie. J'avais 34 ans, deux petites filles de 4 et 1 ans.
Ma vie est un parcours semé d'obstacles. Je les surmonte un à un pour tenter de mener une vie presque normale.
Je travaille, j'ai mes chimios à vie toutes les trois semaines depuis 10 ans, j'ai mes bilans cardiaques, mammaires, hépatiques qui s'ajoutent à un emploi du temps bien rempli. En 10 ans, je suis allée 5 fois au bloc et j'ai subi 6 biopsies.
J'ai dû me refaire une place au travail après mon retour d'un long arrêt. J'ai dû gérer les angoisses de mes proches en plus des miennes. J'ai aussi tous ces effets secondaires qui me prennent du temps et de l'énergie au quotidien.
Le cancer est un fardeau permanent mais j'aime trop la vie pour renoncer à cette cohabitation dont ma vie dépend.

Après un cancer généralisé, la guérison est à rayer de son vocabulaire, le mieux qu'on puisse espérer est une rémission durable ou au moins une stabilisation de la maladie.
C'est extrêmement angoissant de vivre en sachant que des cellules cancéreuses sont en veille quelque part dans son corps et qu'il pourrait leur prendre l'envie aussi farfelue qu'au départ de revenir semer la pagaille et la désolation.
Ce qui est d'une grande aide pour le cancéreux, c'est son entourage proche ainsi que son entourage médical.
On doit avoir confiance en son médecin, radiologue, oncologue et gynécologue dans mon cas. Ce sont les sentinelles du cancer. Ce sont les gardiens de notre vie.
Les miens m'ont sauvé la vie voici 10 ans. Je leur voue une reconnaissance sans borne.

J'ai eu besoin à deux reprises d'un chirurgien plasticien pour redonner de la normalité à mes seins. A chaque fois j'ai suivi les conseils de mes médecins pour m'orienter vers quelqu'un en qui placer ma confiance.
Je n'avais pas à me soucier s'il était signataire du CAS ou pas. J'avais une bonne mutuelle qui me remboursait 100% des frais réels et dédouanée de cet aspect financier, je pouvais CHOISIR le chirurgien. Je pouvais même en consulter plusieurs et faire mon CHOIX en toute LIBERTÉ. Je me sentais encore maître de ma santé.

L'an dernier, dans le cadre d'une récidive de mon cancer du sein, j'ai dû subir, le 15 juin 2015, une mastectomie (ablation totale du sein) avec reconstruction immédiate par lambeau du grand dorsal.
Il y a eu des complications au niveau cutané, le mieux était de laisser du temps à ma peau pour accuser tous ces chocs et obtenir un meilleur résultat pour les étapes à venir.
Depuis l'année dernière, le sein partiellement reconstruit fait un petit volume A et le normal fait un volume D. Le reconstruit est bien placé, à la hauteur idéale, l'autre, celui qui a vécu tombe. Il n'y a absolument aucune symétrie entre mes deux seins, ni au niveau alignement, ni évidemment en volume. Au milieu du reconstruit, il y a un cercle de peau, prélevé dans mon dos, en vue de faire un mamelon. Je porte une prothèse externe pour pouvoir m'habiller sans attirer l'oeil.
J'attends donc avec impatience la seconde étape. On va me prélever de la graisse dans le ventre, hanches et intérieur des cuisses si besoin pour gonfler le petit sein en chantier. On va remonter l'ancien pour qu'il soit aligné avec l'autre et le diminuer un peu pour que ça soit plus facile d'avoir des seins de même volume. On devait aussi faire le mamelon, prélever de la peau sur l'ancien sein pour faire une aréole sur le nouveau.
C'était notre projet au chirurgien et à moi. Il avait préparé cette étape lors de la première intervention.
J'espérais cette reconstruction, elle était porteuse d'espérance. Ne plus porter une prothèse, retrouver un volume normal, me sentir moins mutilée. Pouvoir retourner nager dans une piscine ou dans la mer, pouvoir m'acheter des maillots de bain, des soutiens-gorge. Me sentir presque normale.
Ce n'est pas que du superflu, c'est une véritable reconstruction, tant au niveau physique que psychologique.

J'ai rencontré mon chirurgien en février en prévision de l'opération de fin mars. Mon mari m'accompagnait. Il a répondu à toutes nos questions, bien expliqué ce qu'il allait faire, montré des photos. On le connaissait, il avait fait du bon boulot l'an dernier. Il allait intervenir dans l'hôpital où je suis suivie pour mon cancer.
Environnement connu, médecins connus, tout ce qui contribue à rassurer des malades fragilisés par la maladie.
Je suis repartie avec le devis de l'intervention et l'insistance de la secrétaire pour le donner sans attendre à ma mutuelle. En effet les conditions de remboursement auraient changé depuis le 1er janvier.
J'étais certaine que ça ne me concernait pas. J'ai eu plusieurs interventions avec des dépassements d'honoraires et ma mutuelle a toujours tout pris en charge. Je n'ai eu que quelques bricoles de ma poche liées à du confort et pas aux actes chirurgicaux.
Le devis envoyé, je suis partie au ski avec mes filles.
Lors d'un aller-retour au milieu de ces vacances, en relevant mon courrier, j'ai découvert le devis de la mutuelle. Je ne serai pas remboursée pour la totalité du devis, même pas la moitié, à peine un tiers. Le reste à ma charge est élevé.
J'ai pensé évidemment qu'il y avait une erreur et j'ai creusé. J'ai fini par découvrir que les mises en garde de la secrétaire étaient fondées.

Depuis le 1er janvier 2016, les contrats des mutuelles ont appliqué la nouvelle législation pour continuer à avoir le label "Contrats Responsables". L'objectif avoué est de limiter les dépassements d'honoraires des praticiens.
Ce changement de législation porte sur les remboursements d'optique et sur la mise en place d'une obligation de différencier les remboursements des dépassements d'honoraires des médecins suivant leur adhésion au CAS (Contrat d'Accès aux Soins) ou pas. Les complémentaires doivent rembourser comme avant les actes réalisés par des adhérant au CAS mais n'ont pas le droit de rembourser plus que 225% si les médecins n'ont pas adhéré au CAS.

Dans le tableau des garanties de ma mutuelle, depuis ce fameux 01/01/2016, concernant l'hospitalisation et les actes chirurgicaux, il y a désormais deux lignes. Sur une ligne il est indiqué les remboursements si le chirurgien a adhéré au CAS, toujours 100% FR (frais réels) mais sur la ligne du dessous, il y a désormais une exception, les remboursements si le chirurgien n'a pas adhéré au CAS et là c'est 225% BR, ce qui signifie 225% de la base de remboursement.

Pour faire simple, le devis remis indiquait un total de 2.050 €, uniquement pour le chirurgien.
Le fameux BR (tarif de la sécu) est de 338€.
Au total, je serais remboursée sécu et mutuelle réunie 225% de 338€ soit 338 x 2.25 = 760.50€
La sécu devrait me rembourser 338€ et la mutuelle 422.50€. Le reste est à ma charge et j'ai plusieurs opérations à subir pour arriver au bout de cette reconstruction, donc plusieurs fois cette somme à débourser.
Et je REFUSE de payer pour ce cancer. Il envahit suffisamment ma vie, il me pénalise bien assez. J'ai une overdose du cancer et je ne vais pas me priver de quoi que ce soit pour effacer cette mutilation imposée par le cancer.

En premier, j'ai tenté de trouver une autre mutuelle ou une surcomplémentaire qui atténuerait cette baisse de remboursement pour pouvoir conserver ce chirurgien, cette date tant attendue, ce projet qui compte beaucoup à mes yeux.
Peine perdue, toutes les mutuelles ont appliqué, depuis le 01/01/2016, les nouvelles normes imposées par la législation pour continuer à proposer des contrats dits responsables parmi lesquelles elles doivent appliquer cette différence de remboursement en fonction des adhésions au CAS.
Impossible d'être remboursée plus que 225% BR par une mutuelle, quelle qu'elle soit.
Les surcomplémentaires coûtent entre 50 et 90€ par mois pour combler les dépassements d'honoraires des chirurgiens non CAS. Mais alors qu'elles ne demandent pas de questionnaire médical lors de l'adhésion, elles ont le droit d'en envoyer un avant chaque demande de prise en charge et c'est leur médecin conseil qui déterminera du bien fondé de cet acte et qui acceptera si la surcomplémentaire le prend en charge ou pas.
Mais toutes ces surcomplémentaires ont une petite ligne dans les exclusions de leurs garanties : la chirurgie esthétique. Certaines plus généreuses prennent tout de même en charge la chirurgie esthétique liée à un accident mais la plupart excluent la chirurgie esthétique dans sa globalité.
J'ai dû abandonner l'idée de me faire mieux rembourser sans changer mon projet de reconstruction.

Il me restait trois options :

  • soit je payais,
  • soit j'appliquais les nouvelles règles de l'assurance maladie en me faisant opérer par un chirurgien ayant adhéré au CAS,
  • soit je passais par le centre anti-cancer pour que tout soit pris en charge mais à une date indéterminée.

Comme il m'était alors impensable de différer cette reconstruction pour pouvoir tourner la page, et comme je refusais d'avoir un tel reste à ma charge, je décidais d'appliquer les nouvelles règles de la sécu et de m'adresser à un chirurgien adhérant au CAS. Au moins mes cotisations non négligeables pour bénéficier du niveau max de ma mutuelle auraient toujours une utilité et elle prendrait en charge 100% FR, autrement dit elle me rembourserait tout comme avant cette mise en place du CAS.

Je suis allée sur le site de recherche de praticien mis en place par la sécu qui permet de pister les adhérant au CAS :
http://annuairesante.ameli.fr/

J'ai sélectionné comme critères :

  • Professionnel de santé
  • aucun nom
  • en passant par la liste des professions, Chirurgien plasticien
  • en passant par la liste des actes, le 1er choix sous la lettre C : Chirurgie (ablation et reconstruction) du sein - hors esthétique
  • Le plus important, le type d'honoraires : Honoraires avec dépassements maîtrisés (contrat d'accès aux soins) - le fameux CAS, le seul et l'unique bien remboursé.

Au départ, très optimiste, j'ai indiqué comme lieu, Lyon, n'ayant aucune réponse trouvée, j'ai élargi au département, le Rhône, n'ayant toujours aucune réponse, j'ai appelé la sécu passablement énervée.
Et là, surprise, on m'a indiqué que le plus proche de Lyon était à Montluçon, à 260km de Lyon, dans un département qui n'est même pas limitrophe avec le mien.
J'ai donc relancé ma recherche sur leur site en ligne sans spécifier de lieu, j'ai ainsi pu obtenir 8 réponses. HUIT chirurgiens plasticiens ont adhéré au CAS, dans toute la France. Seules les interventions pratiquées par l'un de ces 8 seront remboursées comme avant par les mutuelles.

En regardant un peu plus en détail et n'ayant jamais mis les pieds à Montluçon, j'ai opté pour celui du 06, le second plus proche de Lyon, 4H30 de route pour y aller.
La sécu m'avait spécifié qu'elle prendrait en charge mes trajets mais peut-être qu'elle se limiterait à un trajet Lyon-Montluçon puisque c'était là que se trouvait le plus proche.

Il n'y a plus de notion d'expertise du chirurgien, des techniques qu'il maîtrise, de sa reconnaissance par notre environnement médical, aucune notion dont a besoin un patient pour se sentir en confiance, en sécurité et qui l'aide à affronter ces passages au bloc. Comme critères de choix du praticien, il ne reste plus qu'une histoire de gros sous et de distance entre notre domicile et le chirurgien. Incroyable mais vrai ! C'est ce que la sécu appelle une avancée pour les patients dans la maîtrise des dépassements d'honoraires.

D'autant plus aberrant, que ces chirurgiens adhérant au CAS auront le droit de me présenter les même devis que celui de Lyon. Ils ont pour seule obligation de pratiquer un peu plus d'actes au tarif sécu, pour les patients bénéficiant de la CMU notamment. En échange, la sécu leur prend en charge une partie de leurs charges sociales et ils peuvent continuer leurs dépassements d'honoraire.

Moi, personnellement, je n'en tire aucun bénéfice.

  • Ma mutuelle n'a pas diminué ses cotisations alors qu'elle me rembourse moins bien.
  • Je ne peux plus choisir un praticien.
  • Je suis obligée de perdre du temps et de l'énergie pour appliquer ces nouvelles règles extrêmement contraignantes mises en place par la sécu.


Comme aucun chirurgien ne se trouvait à moins de 150 km de Lyon, pour que les trajets soient pris en charge, j'ai dû aller chez mon généraliste pour faire une demande d'accord préalable pour la prise en charge de trajets supérieurs à 150km. Je suis ressortie avec le beau papier complété précisant le motif de cet éloignement : dénicher un CAS. Je l'ai adressé au médecin conseil de la sécu. Sans réponse de leur part sous 15 jours, c'est que c'est accepté.
Ils ont dû recevoir des consignes pour limiter les dépenses liées à ces jeux de piste des CAS et à peine une semaine après mon envoi, j'ai reçu leur accord avec leurs conditions. On ne me remboursera que 150 km, pas plus.
Inutile d'appeler, on tombe sur une téléconseillère, pas le médecin conseil injoignable et impossible d'avoir une justification. Qu'on limite les remboursements au lieu le plus proche, il y aurait une logique, mais 150 km, je n'en trouve aucune, si ce n'est économique.
A priori tous les patients obligés de s'éloigner de plus de 150 km de leur domicile pour aller consulter un spécialiste adhérant au CAS ont reçu cette limitation à 150 km dans le remboursement de leur trajet.
Pour une hospitalisation, j'espérais un retour en VSL, la sécu ne me remboursera que mes trajets limités à 150 km, un aller pour l'entrée à l'hôpital et un retour pour la sortie de l'hôpital, que le taxi fasse lui deux allers-retours n'entre pas en ligne de compte car évidemment le chauffeur ne va pas rester à côté de l'hôpital pendant la durée de mon séjour, il va rentrer sur Lyon et revenir me chercher à ma sortie.

Autre problème, l'anesthésiste. On ne choisit jamais l'anesthésiste qui intervient ce jour-là. Quasiment aucun anesthésiste n'a adhéré au CAS. J'aurais le chirurgien pris en charge, les trajets très mal remboursés mais je peux m'en accommoder et je devrais aussi débourser pour les dépassements d'honoraires de l'anesthésiste.
Et la sécu ne me remboursera pas les trajets pour la consultation pré-opératoire s'il n'est pas CAS.
Je dois aller voir un chirurgien CAS, la sécu fait tout pour que je n'ai pas d'autres choix, mais elle ne gère pas le problème dans son ensemble.

Et à chaque visite prévue chez le chirurgien, il faudra retourner voir le généraliste pour la demande d'accord préalable pour mes trajets et attendre le retour de la sécu. Or lorsqu'on sort d'une opération, on retourne régulièrement visiter le chirurgien et en général moins de deux semaines après l'intervention, moins de temps que le délai d'attente de la réponse.

Faire à chaque fois 9H de route a fini par devenir un obstacle psychologique. J'ai déjà des pics de fatigue récurrents, mais s'il faut en plus batailler avec la sécu, courir chez le médecin, faire les trajets, je vais finir par faire un burn out.
J'ai laissé tomber.
Trop de motifs de découragements, trop d'obstacles pour me faire soigner, trop d'énergie à dépenser que je n'ai pas. Aucune envie que ma famille subisse les conséquences en temps, en argent, en absence, en énergie, en fatigue et forcément en irritabilité de ma part pour retrouver des seins avec un volume normal.

Une femme m'a alors recommandé sa chirurgienne, ne pratiquant pas de dépassements d'honoraire, à Saint-Etienne, à 1H de Lyon et faisant du bon boulot. Je l'ai appelée. Elle n'a pas voulu me prendre et m'a intimé de retourner voir mon chirurgien.

J'ai tenté une dernière option pour que ce projet ne tombe pas à l'eau. J'ai fini par appeler mon chirurgien pour lui demander s'il acceptait de revoir son devis à la baisse comme le restant à ma charge était plus élevé que prévu. Il m'a accordé 10% de rabais. A peu près la somme que je devrais donner à l'anesthésiste lyonnais qui lui non plus n'adhère pas au CAS.

Je ne paierai pas, je ne ferai pas 9H de route pour chaque visite au chirurgien que je ne connais même pas, je ne suis même pas certaine que je serais satisfaite du résultat. Je me suis résignée à adopter la dernière option qui me restait si je voulais un jour arrêter de porter des prothèses externes : me faire opérer au centre anti-cancer de Lyon où tout est pris en charge et où le chirurgien, qui m'a opérée à deux reprises en 2010, intervient aussi. Il est excellent, je le connais, et je suis certaine que le résultat sera à la hauteur de mes espérances.
Plus aucun rendez-vous disponible pour 2016. Ceux pour 2017 se prennent en octobre mais la secrétaire m'a conseillée d'appeler en septembre. J'aurai ainsi un RDV en 2017 et 8 à 10 mois après, la fameuse intervention tant attendue.

Je devais me faire opérer hier, je serais opérée dans 2 ans si j'arrive à obtenir mon fameux sésame à la rentrée.

J'en ai gros sur le coeur. Cette épreuve imposée par la sécu m'a mise à plat. Elle m'a forcée à me résigner, à accepter, par un rapport de force, l'option la plus économique pour elle, au détriment de ma santé, de mon bien-être, de mon libre-choix d'avant 2016.

La sécu rembourse encore ma chimio, mon herceptine; grâce à laquelle je devrais tenir ces deux années d'attente pour arriver à cette opération. Deux ans à me regarder tous les jours dans la glace, à m'habiller avec cette prothèse et à attendre qu'on répare les dégâts causés par la maladie, qu'on me rende une poitrine qui me permette de me sentir mieux dans ma peau pour pouvoir tourner la page et me sentir un peu moins en décalage avec les gens en bonne santé, ceux sans cancer.

brice

 


Commentaires

    Ca y est ... Les patients comprennent enfin le problème... Les médecins ont compris depuis longtemps et tente de l'expliquer. On a pensé qu'ils pleuraient sur eux-mêmes. Mais ils savaient bien qu'en dernier ressort celui qui devrait payer c'est bien le parient... Désolée pour vous, vraiment. Un argument supplémentaire pour que médecins et patients s'écoutent et se comprenne pour s'opposer à l'étatisation de la santé.
    Vous pouvez lire ma mise en garde ici : http://cris-et-chuchotements-medicaux.net/2016/01/06/tiers-payant-generalise-lennemi-cest-la-finance/

    Posté par M.L., vendredi 1 avril 2016 à 01:17
  • Madame bonsoir,

    J'ai lu votre post avec un mélange de dégoût (écœurée que vous soyez obligée de supporter ce nouveau périple), d'admiration (autant d'énergie, je vous félicite Madame) et bien attristée que vous soyez (vous, moi et bien d'autressss) les marionnettes de l'état.....

    L’ engagement n° 20 de la campagne électorale du président de la République François Hollande était : « Je sécuriserai l'accès aux soins de tous les Français en encadrant les dépassements d'honoraires, en favorisant une baisse du prix des médicaments et en supprimant le droit d'entrée dans le dispositif de l'aide médicale d'État ».
    Le gouvernement s'est donc employé à concrétiser cette promesse (celle la oui...) et a rapidement imposé une négociation dont il a lui-même fixé le cadre. L’Avenant N°8 de la Convention Médicale sur les dépassements d’honoraires et la revalorisation du tarif opposable a été signé, après d’âpres négociations et sous la pression intense du gouvernement et de la Ministre de la Santé Marisol Touraine.

    Toute ma sympathie à la belle personne que vous êtes.

    Posté par natomliz, vendredi 1 avril 2016 à 04:16
  • Vraiment désolée pour toi et merci pour toutes ces explications, ces détails qui vont m'aider à me renseigner aussi le plus vite possible. Je n'en suis pas à la reconstruction puisque je suis en pleine chimio et bientôt la radiothérapie mais je pense qu'il va falloir que je me renseigne de plus près durant l'année qu'il faut laisser entre la radiothérapie et la reconstruction. Tous ces changements me dégoutent, nous nous faisons bien avoir...

    Posté par Tribulations, vendredi 1 avril 2016 à 11:55
  • Comme je vous comprends Tant d'énergie, tant de sacrifice, devoir souvent accepter d'être mutilée pour combler le vide d'un sein absent. Se satisfaire d'un bricolage façon puzzle, l'accepter et au bout du compte renoncer parce qu'il faut payer. Suivre les rails, devoir attendre deux années et prendre encore sur soi... Je vous soutiens. Corinne, blogueuse et amazone.

    Posté par La Seringue, vendredi 1 avril 2016 à 17:47
  • Moi patiente...

    Je suis consternée. J'ai envie de hurler avec toi: mais où allons nous? Comme si ça ne suffisait pas d'être mutilée, démolie, en sursis!

    Comme toi, j'ai subi une reconstruction par grand dorsal, il y a maintenant 12 ans, et je sais que les prothèses ne durent pas toute la vie et donc je serai un jour contrainte de repasser sur le billard, mais le pourrais-je financièrement?

    Je te serre fort dans mes bras et je t'envoie plein de pensées positives et amicales, c'est tout ce que je peux faire...

    Posté par Biquette, vendredi 1 avril 2016 à 17:58
  • Il faut absolument nous coordonner pour faire du bruit dans les médias, trouver une assoc qui porte notre parole... Je suis moi aussi une victime avec une reconstruction complexe : 3 à 5 opérations prévues à 2500€ les 3 premières et 1800 les 2 suivantes. Je suis écoeurée. Quel immondice.

    Posté par Tienne, vendredi 1 avril 2016 à 22:00
  • Bonsoir Isabelle
    Je te lis depuis très longtemps. Je comprends ta colère, ta détresse. Comme toi j'ai une excellente mutuelle qui m'a permis jusqu'à présent d'affronter tout le parcours de soin et de reconstruction libérée de tout soucis financier. C'est vraiment un poids en moins dans notre galère. Je suis effaré par ce que je viens d'apprendre à travers ton témoignage. Toutefois je vois les choses un peu différemment. Je veux parler des chirurgiens qui pratiquent des dépassements trop importants à mon sens. A titre de comparaison, mon Oncologue demande 28 € pour une consultation de contrôle qui dure environ 30 mn (elle est très méticuleuse), alors que mon chirurgien pour 10/15 mn demande 60 € ! Pour les interventions il est très cher aussi. La collectivité doit-elle subvenir aux appétits de ces chirurgiens ? Pourquoi n'adhèrent ils pas massivement au CAS ? Pas envie de prendre des CMU ? Pas assez rentables ?
    Voilà mon questionnement.
    Je reste désolée pour toi et pour moi qui vais subir le même sort car j'ai encore les finitions à réaliser et je ne veux pas payer.

    Posté par Karen, vendredi 1 avril 2016 à 23:32
  • Cette histoire est désolante. Mais les professionnels de santé ont tenté de faire retirer cette loi ; personne n'a écouté.
    Je lis ici que le chirurgien n'a qu'à baisser ses tarifs. Mais comment payer les aides opératoires, le matériel, les charges, avec un tarif secu qui n'a quasiment pas évolué depuis dix ou vingt ans. Et si le tarif sécurité sociale était si généreux, les hôpitaux ne lutteraient pas contre des montagnes de dettes.
    Enfin, considérer que le tarif raisonnable d'une consultation médicale est inférieur au prix d'un coiffeur, ilfaut réfléchir à la valeur des choses.
    Mes pensées sincères vous accompagne

    Posté par grigan, samedi 2 avril 2016 à 08:58
  • Je viens de twitter ce témoignage ,il faut que les médias reprennent le problème du CAS ,c est un véritable scandale !Courage Isabelle

    Posté par Veronet, samedi 2 avril 2016 à 09:19
  • Bonjour, je comprends votre colère, tristesse, déception. Je suis passée par la case cancer du sein mais pas de reconstruction nécessaire.
    La seule chose que je ne comprends pas c'est pourquoi les chirurgiens n'adhèrent pas au CAS. Cela simplifierait le problème il me semble !
    Si cela revient à faire plus d'actes au tarif sécu pour les bénéficiaires de la CMU, je trouve cela équitable. mais je manque peut-être d'information.

    Posté par aurely_snow, samedi 2 avril 2016 à 14:02
  • Bonjour Isabelle,
    je suis atterrée et écœurée en lisant votre témoignage...
    Je vous souhaite beaucoup de courage et j'espère que votre post sera largement partagé, comme je m'empresse de le faire...
    Solenn

    Posté par Solenn, samedi 2 avril 2016 à 14:53
  • essaie de faire un recourt auprès de ta mutuelle, moi il me refusait de participer au frais de ma fille Magalie pour une opération de la bouche, tout était a refaire les dents et autres après un accident, nous avions dépasser le quota d'orthodentiste, j'ai fais un recourt et ça a marcher, essaie je croise les doigts pour toi !
    bises, bon courage !

    Posté par titanique, samedi 2 avril 2016 à 21:05
  • Tout cela est tellement écœurant et aberrant à la fois, on se dit que c'est trop gros pour être vrai... Mais non !
    J'admire votre courage dans tous ces obstacles, celui-ci est de ceux que l'administration impose aux malades qui n'ont pas besoin de ce genre d'idioties en plus de leur parcours
    De tout cœur avec vous, je vous embrasse
    Stéphanie

    Posté par Nanie, samedi 2 avril 2016 à 22:24
  • bienvenu à la medecine à 4 vitesses

    Vous redoutiez la médecine à 2 vitesses ?

    Et bien grâce à la gauche nous avons désormais la médecine à 4 vitesses
    - 1er cas : vous avez la CMU : même si vous n'avez jamais cotisés, vous avez droit à quasiment tout sans jamais payer, et les praticiens sont payés en moyenne moitié moins chers pour les actes à honoraires libres.
    - 2ème cas : vous êtes salariés, depuis le 1er janvier votre mutuelle est imposée par votre employeur, et c'est obligatoirement un CAS.
    - 3ème cas : vous voulez être mieux remboursés, vous souscrivez une surcomplémentaire, qui va vous faire cotiser encore plus;
    - 4ème cas : vous êtes indépendant, soit vous pouvez souscrire un contrat non responsable qui vous couvrira correctement, mais vous ne pourrez plus le déduire de vos frais, soit vous vous rendez compte que vous payez très cher une mutuelle qui vous rembourse bien moins que ce que vous le lui donner, et vous choisissez de prendre juste une formule hospitalisation et de payer directement le praticien de VOTRE CHOIX avec l'argent que vous avez largement économisé ainsi.

    Bon courage en tous cas pour votre combat contre la maladie, mais je vous conseille de regarder attentivement ce que vous rembourse votre mutuelle par rapport à vos cotisations. Je suis persuadé qu'elle vous coûte bien plus.

    Posté par Christophe L, dimanche 3 avril 2016 à 17:42
  • qui est responsable

    bonsoir
    A lire votre histoire, on peut hurler, mais pas après la sécu, mais après les médecins qui prennent des dépassements d honoraires exorbitants.
    La secu, c'est nous. Qui est d accord pour payer pour garder notre sécu, ?
    Parce que ces médecins n'en ont rien à faire, ils ne savent pas que lorsqu'ils font la greve de la carte vitale, il me faut 8 semaines pour me faire rembourser, (et j'ai une petite retraite) ils ne savent pas que les vieux et petits comme moi, n osent pas leur dire qu'ils n ont pas de sous ....
    et comment trouver un ophtalmo pour se faire opérer à des tarifs raisonnables, payables par des gens qui n'ont pas moyens ?
    La sécu a bon dos, mais voyez donc un peu ces médecins, qui circulent dans leurs belles bagnoles, etc moi aussi j'en ai gros sur le coeur, mais pas à cause de la sécu, mais des médecins, qui s engraissent sur le dos de la sécu, donc sur notre dos.
    voilà mon vécu et ressenti

    Posté par Clo, dimanche 3 avril 2016 à 20:10
  • Bonjour Isabelle ,madame
    Responsable d'un établissement de santé situé à Neuilly sur Seine , spécialisé dans la prise en charge des traitements du cancer, j'aurais souhaité m'entretenir avec vous.
    Auriez vous l'amabilité, si vous en êtes d'accord , de prendre contact par mail: michael.chiche@clinique-a-pare.fr .
    Restant à votre disposition ,
    à très bientôt j'espère.

    Posté par Michael, lundi 4 avril 2016 à 08:21
  • Alors là ! Si je m'attendais à ça ! Je n'ai pas encore fini ma reconstruction. Il me reste une opération en suspens, le "temps" de soigner une récidive.
    Je ne sais pas si mon chirurgien (hôpital public) a adhéré au CAS. Il faudra que je me renseigne.
    Merci milles fois de tes explications très claires. Continue à te battre et à espérer sortir de la maladie.
    PS : pour la piscine, j'ai trouvé un super maillot en magasin spécialisé (oui, un peu cher mais efficace). Je te donne l'adresse sur Lyon si tu veux.

    Posté par lamocheteuse, lundi 4 avril 2016 à 17:32
  • Merci d'avoir pris le temps et surtout l'énergie de nous raconter ce parcours du combattant. Chaque personne malade aurait besoin d'être prise en charge sans rien avoir à débourser. Pensez vous que nous pouvons faire une pétition à faire signer par des femmes concernées ?
    Bonne continuation
    Coeurdialement
    Mme Blanchard
    Association Nouvel Elan

    Posté par Croire en Ma vie, jeudi 7 avril 2016 à 00:21
  • Pensez vous que nous pouvons faire une pétition à faire signer par des femmes concernées ?

    Pas que par les femmes concernées par la reconstruction. J'ai eu un cancer, il y a 11 ans, sans reconstruction, mais suis solidaire des copines qui ont besoin d'une reconstruction. Et pis, hein, qui dit que !!! S'il y a pétition, je signe avec les 2 mains.
    La sécu a cru bien faire. Mais, à vouloir trop bien faire, à vouloir tout gérer, tout réguler, tout maîtriser, le "vouloir mieux faire", devient souvent l'ami du pire.
    Isabelle, suis du 03, mais à l'autre bout de Montluçon, suis une ex essentielle. Suis désolée pour toi. J'espère que tu trouveras une solution ou que quelqu'un t'apportera la solution qui te permettra de te faire opérer sur Lyon plus rapidement. Je vois que très peu de médecins ont adhéré au Cac. Comment voulez-vous que ça marche ? 8 chirurgiens qui auraient adhéré dans toute la France ? Misère, misère.
    Moi, je me suis battue pour une assurance vie, il y a un mois, et ai laissé tomber. Une nouvelle loi dit qu'il y a prescription au bout de 10 ans. Tu parles Charles, cause toujours ! En théorie, en théorie seulement ! En pratique, c'est une autre paire de manches, car sont malins pour formuler leurs questionnaires et ne pas te prendre.
    ps : tu devrais envoyer ton article au ministère de la santé, avec des milliers de signatures. Tout est très bien expliqué. Il faut que cette nouvelle loi soit réexaminée et refaite. Parfois, ça peut marcher si nous avons en face des personnes ouvertes, réceptives, intelligentes qui comprendront que la nouvelle loi fera plus de mal que de bien. Si la nouvelle loi est pire que la précédente, il faut l'annuler.
    re-ps : je n'en veux même pas à certains médecins, chirurgiens, spécialistes qui pratiquent les dépassements d'honoraires (enfin, ça dépend). Ils essaient de sauver leur bifteck. Remplacer un bon filet charolais par de la tranche de vache à lait après tant d'années d'études, y'a pas photo, je ferai comme eux.
    Cela étant, je veux bien qu'on rogne sur mon bifteck mais pas sur ma santé.

    Posté par Ex Juliette du03, samedi 9 avril 2016 à 12:36
  • Etonnée

    Bonjour,
    Je comprends votre déception et votre "rage".
    Un commentaire: ayant reçu mon nouvel échéancier objectivant une augmentation de 30 euros par mois des mensualités de ma mutuelle, je me suis rendue chez mon assureur pour connaître la raison d'une si forte augmentation. Il m'a été expliqué que cette augmentation me permettait de conserver les remboursements de dépassement d'honoraires que j'avais auparavant, sans avoir à tenir compte de ce fameux CAS;
    Est-ce une option qui vous avait été proposée?
    J'espère que vous trouverez une solution avec le chirurgien en lequel vous avez confiance. A lui de faire un geste...

    Posté par Nic, lundi 11 avril 2016 à 15:03
  • Bonjour Isabelle, je suis effarée par ces nouvelles mesures scandaleuses qui pénalisent celles (ceux) qui le sont déjà! Je vous souhaite tout le courage possible et vous remercie par votre site pour m avoir aidée lors de mon her2 +++ en 2014.
    Mille mercis et plein de force vitale! Vous le méritez!
    Mcc

    Posté par Mcc, mardi 12 avril 2016 à 15:17
  • solution reconstruction mammaire

    bonjour
    Je viens de poursuivre votre blog, il y a tout juste 5 ans ai eu cancer sein grade 3, il est toujours là. Pour répondre à votre problème moi meme cela a été parcours du combattant pour cette fichue assymetrie, consulter différents chirurgiens esthétiques, cout 2500 Euros sinon plus.....
    Pas un seul m'a dit que cela pouvait etre pris en charge en totalité, profiter de notre misère c'est pitoyable.
    J'ai eu un sursaut pourquoi de ne pas m'adresser au Centre Georges François Leclerc meme si je n'avais pas été soignée dans cet établissement. Courage à 2 mains je téléphone et bien oui mon opération a été prise en charge en totalité rien à débourser. Sortie 3 jours après
    Par contre à éviter un chirurgien R.... recommande docteur D.........
    Garder le moral à tout problème il y a une solution et ne pas oublier
    LA VIE EST BELLE......

    Posté par LALOU21, mercredi 13 avril 2016 à 10:10
  • Bonjour Isabelle,
    Tout d'abord MERCI de ce témoignage très complet et intéressant. Le terme de guerrière Amazonne que l'on octroit aux femmes ayant subit une ablation totale ou partielle, vous va comme un gant.
    Je rêve d'un temps où le malade sera placé au coeur du soin. Que l'on arrête de nous parler "argent" quand on ne pense qu'à notre survit !! J'ai quitté professionnellement ce milieu exactement à cause de cela.
    Et que l'on arrête de mélanger chirurgie esthétique et reconstructice, RIEN à voir !!!
    Ce n'est plus une médecine à deux vitesse, c'est savoir si on a les moyens financiers de vivre ou non !! Quelle honte !! Honte de ce systhème de sécu. qui fout le camps. Honte à tous ceux qui prennent de telles décisions irrationnelles et dénuée de toutes logiques. Et honte à nous tous de laisser faire cela sans nous révolter !!!
    Tout ceci confirme mes pensées : l'être humain a perdu sa nature profonde au profit du maître argent !! Ce n'est pourtant que du papier et de la ferrail !!
    Dites-vous, ma chére Isabelle, que s'ils ne vous ont pas rendu plus "belle", ils vous auront rendu plus forte... Vos filles sont là pour vous ancrer dans le présent et ne pas vous focaliser sur cette merde de cancer.
    Je vous conseillerais que trop de vous rapprocher des associations de lutte contre le cancer qui sont d'une aide très précieuse et une mine d'informations. (il en existe plusieurs, partout en france)..
    Encore merci de votre témoignage si bien écrit. Vous êtes une guerriére. Vous êtes forte et belle, même sans vos seins !! Regardez-vous dans les yeux de votre mari et de vos filles, ce sont des miroires qui ne mentent jamais.
    Je vous envois mon énergie la plus positive.
    Je vous estime,
    Charlie.

    Posté par Charlie, jeudi 14 avril 2016 à 13:58
  • Bonjour isabelle, mon épouse a été opéré pour une reconstruction mammaire suite à un cancer du sein . L'opération se fait en 2 étapes , elle a été opéré sur Lille tout début janvier 2016 et à ma grande surprise sur les 2000 e du cout de l'opération je reçoit 200 e ss et 200 e mutuelle !!
    Pourtant le devis de prise en charge mutuelle avait été accepté en fin d'année !! (de par la maladie de ma femme nous ne regardons pas trop les infos je n'étais pas au courant de ce changement )

    La réponse de ma mutuelle a été celle-ci :
    "nul n'est censé ignorer la loi ". Notre devis était bon jusqu'au 31/12/2015 !

    C'est lamentable je suis en colère , Voilà !!

    merci pour votre blog ,bonne journée

    Posté par TOM, lundi 25 avril 2016 à 16:47
  • groupez vous

    bonjour, groupez vous en association et faites connaître le problème en ouvrant une page facebook par exemple. on ne peut pas dire qu'on lutte contre le cancer, racketter les gens pour la "recherche" à coups d'émission de télé, ignorer les facteurs environnementaux et risques dus à l'industrie et l'agricutlure et en même temps laisser les survivants se dépatouiller tout/es seul/es face au système de santé. c'est scandaleux. alerter aussi la ministre des droits de la femme parce que si c'était un problème commun aux hommes et aux femmes ça ne serait peut être pas aussi mal pensé et pris en charge.
    bon courage à vous

    Posté par nora, mercredi 4 mai 2016 à 11:43
  • Pour info, j'ai contacté la Ligue contre le Cancer qui se garde bien de me répondre, trop occupée avec sa campagne #Cancerchermedicament. Des volontaires pour monter un collectif ?

    Posté par Tienne, mercredi 4 mai 2016 à 12:35
  • Bonjour Isabelle,

    Tu en es où maintenant ?

    Quand j'ai commencé les reconstructions a Lyon, ça m'a couté très très cher, entre les échecs, RDV, distance, anesthésistes, etc... Près de 4000 euros. J'en ai pleuré d'imposer ça à ma famille, quand il a été question de ré-opérer, avec un coût similaire, j'ai décidé de tout arrêter.

    Trois ans plus tard, de retour en région Parisienne, j'avais trop mal à cause du décalage de poids et de la peau qui s'était abimée. La peau du sein s'était recroquevillée autour du mamelon ... Je suis retournée voir le tout premier chirurgien, à Paris, tu sais celui dont on a beaucoup parlé, la "star"... Il m'a immédiatement réparé ça, sans aucun dépassement, je n'ai rien eu à payer...

    Il m'a dit que la reconstruction chez des femmes avec une ablation liée à un cancer, cela ne devrait pas être considéré comme de la chirurgie esthétique, et je suis d'accord avec ça.
    En dehors de la question "esthétique" on n'imagine pas les douleurs physiques, liées à la différence de poids entre les 2 côtés du corps, liées aux problèmes de peau, souvent abîmée par la radio, liées aux cicatrices aussi... Et la douleur morale, et son retentissement en stress sur l’affaiblissement immunitaire des femmes qui n'ont vraiment pas besoin de ça !

    Je suis à 1000% avec toi.
    Tili

    Posté par Tili, jeudi 2 juin 2016 à 13:57
  • Je sais ce que je vais faire demain. Lire ton blog... tu es très courageuse... ma soeur épileptique à eu un cancer il y a 3 ans. Après demain elle subit un très grosse opération du cerveau. La vie est vraiment une lutte infinie. Je t'embrasse

    Posté par Moune, mardi 7 juin 2016 à 20:17
  • Merci Isabelle
    Grâce à ton article, je me suis renseignée auprès de ma mutuelle et j'ai eu plus de chance que toi : elle maintient jusqu'à la fin de l'année ses prises en charge à l'identique. Donc j'ai vite pris RDV avec mon chirurgien pour terminer ma reconstruction. Et c'est maintenant chose faite. Ouf ! Heureusement que tu as alerté. Mais ça ne change pas le problème, il subsiste. Et je m'interroge toujours sur le bien-fondé de tous ces dépassements.

    Posté par Karen, mardi 26 juillet 2016 à 00:58
  • merci

    J'ai eu connaissance de votre blog via une amie concernée également...
    Je me suis retrouvée dans vos propos.
    Merci...Tout simplement merci.

    Posté par veronique, dimanche 7 août 2016 à 13:31
  • Bonjour Isabelle,
    J'espère que vous allez bien.
    Toutes mes amitiés.
    Benedicte

    Posté par buik, mercredi 31 août 2016 à 20:38
  • Nouvelle dans votre blog ,j'ai d'ailleurs mis mon parcours dans "herceptine" hier ,je le parcours petit à petit et je m'y retrouve souvent .
    Comment allez vous Isabelle ?
    Nelly DK( HER2+++ herceptine+perjeta toutes les 3 semaines à vie).

    Posté par Nelly, vendredi 16 septembre 2016 à 15:53

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