La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

vendredi 3 avril 2009

Mammotome ou comment ils m'ont torturée...

Si vous avez suivi mon périple, à mon dernier IRM de contrôle des seins, l'électroradiologue a vu des points blancs dans mon sein jusqu'alors épargné. J'ai eu droit à une échographie des seins et mammographie en urgence le lendemain. Elle a vu des micro-calcifications dans les deux seins. En fait on ne me faisait que des IRM depuis 3 ans, donc aucun cliché de mammographie ou d'échographie de référence, celles que j'ai datant d'avant la tumorectomie. Elle a bien analysé la situation et pour le sein épargné, je suis bonne pour refaire mammo et écho dans 4 mois et pour le sein malchanceux, biopsie programmée pour être sûrs!
Heureusement j'ai pu choisir moi la date de cette biopsie pratiquée par mammotome et tant qu'à faire, j'ai groupé avec un jour chimio herceptine : hier, jeudi 2 avril.
J'avais RDV à 10H pour la biopsie. Depuis 3 jours, je prenais l'homéopathie prescrite pour éviter l'hématome. Le taxi m'a fait attendre un quart d'heure, il ne me prend pas chez moi mais à une file de taxi. Je commençais juste à angoisser comme il se doit pour un tel évènement, le quart d'heure d'attente a contribué à augmenter cette angoisse en craignant d'être en retard. Nous sommes arrivés malgré tout pile à l'heure à l'hôpital. Je ne redoutais pas les résultats, allez savoir pourquoi mais la biopsie en elle-même. Je ne gardais pas un bon souvenir de celle pratiquée 3 ans auparavant mais je ne savais pas que ce qui m'attendait était bien pire...
Ils avaient aussi du retard à l'hôpital, ça c'est normal, j'avais prévu. Ils m'ont appelée avec une heure de retard. J'ai eu le temps de me plonger dans mon bouquin du moment "Un monde sans fin". J'accroche bien, le temps file. L'infirmière était une tête connue, ça aussi j'aime bien, ça me rassure. J'ai dû me déshabiller dans un box individuel, enfin uniquement torse nu et passer la superbe blouse bleue en papier pour ne pas traîner les seins à l'air. Elle est venue me chercher et m'a fait entrer dans la salle du mammotome. En entrant, j'ai tout de suite compris ce qui m'attendait. Il y a trois ans, j'étais sur le dos et hop une ponction dans la tumeur et c'était fini. Là j'ai découvert une planche horizontale avec un trou en haut au milieu, pour le sein!!!
Elle m'a demandé de m'allonger à plat ventre, de faire tomber mon sein dans le trou, elle m'a recouverte avec ma belle blouse bleue et a élévé la table à hauteur d'épaule. Elle m'a alors coincé le sein dans un étau, des fois que j'aurais envie de partir, là c'est sûr j'étais coincée. J'avais la tête tournée à sa demande vers les poubelles. Avant de me coincer le sein, elle me l'a tiré pour arriver à bien faire passer la glande mammaire après l'étau mais comme j'ai eu une tumorectomie il y a trois ans, il a une sale tête mon sein et pas facile d'en faire ce qu'on veut. C'était douloureux, elle a recommencé plusieurs fois pour essayer de me faire moins mal mais c'était quand même très désagréable. Elle a dû trouver le résultat probant, elle m'a annoncé qu'elle allait chercher le radiologue. Il s'est bien passé 10mn, moi toute seule à hauteur d'épaule, la tête plaquée, le sein pendant coincé dans un étau. Ils sont revenus et il a déclaré que ça n'allait pas compte tenu de la morphologie de mon sein, il a décoincé le sein (j'étais donc restée 10mn comme ça pour rien, ils auraient pu me le coincer après) et il me l'a aussi tiré dans tous les sens et hop un coup d'étau. C'était moins désagréable mais vraiment pas ça.
Ils étaient du côté de la table opposé à ma vue, dans mon dos. Je ne pouvais pas les voir. Je pense que c'est fait exprès, on ne voit pas les aiguilles, les prélèvements, le sang, les patientes doivent être plus faciles à gérer.
Il m'a prévenu qu'il allait m'anesthésier le sein mais que ça piquait. Ce n'était rien de le dire, j'avais l'impression que mon sein était la cible d'une partie de fléchettes. C'était super douloureux mais je savais qu'il suffisait de patienter et je ne sentirais plus rien puisque c'était le but cherché. Il avait toujours l'aiguille dans le sein, je pensais qu'il terminait l'injection mais pas du tout. Il savait que ça faisait mal, c'était le premier temps de l'anesthésie, il m'a demandé s'il pouvait continuer, j'ai acquiescé, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire d'autre et en fait j'ai très bien compris son manège, il enfonçait plus loin l'aiguille et hop une dose de produit. Il s'y est pris à 3 ou 4 fois pour terminer son anesthésie, heureusement seule la première injection m'a fait mal, ensuite le produit commençait à agir et c'était de moins en moins sensible mais cet anesthésiant fait super mal.
Et là suprise, j'ai senti comme une sangsue qui m'aspirait le sein. Je n'ai pas compris ce qu'il m'arrivait, je ne l'ai compris qu'à la fin. En fait il m'a introduit le bout de son appareil dans le sein, il est resté dedans pendant tout le mammotome et il pilotait l'aiguille de prélèvement, elle partait dans tous les sens qu'il lui indiquait.
Il m'a prévenu qu'il allait me faire une dizaine de prélèvements mais quand on aime on ne compte pas, il a bien dû m'en faire 50. J'imaginais mon sein transformé en passoire.
En amenant tout leur attirail autour de mon sein, j'avais maintenant vu sur l'écran de contrôle de l'aiguille. La pénétration de l'aiguille s'affichait comme un temps de progression sur un ordinateur. Je savais exactement quand l'aiguille entrait et quand elle ressortait et où elle en était de sa progression dans mon sein. Je ne pouvais rien ignorer de ce qu'il trafiquait dans mon sein, et puis de toute façon c'est bruyant ces appareils, le son accompagnait l'image. Au bout d'une dizaine de prélèvement, je pensais que mon calvaire touchait à sa fin, l'aiguille m'a fait super mal, très mal, j'ai tressailli, je me suis raidie, je lui ai aussitôt dit. L'aiguille est ressortie tout doucement mais ensuite, j'étais tétanisée à chaque entrée de l'aiguille tant que je ne voyais pas l'indicateur arrivé au bout. J'ai ressenti encore plusieurs fois des picotements douloureux, je lui ai dit, il m'a proposé de l'anesthésiant, j'ai accepté, ça me faisait trop mal. En même temps la perspective de revivre les piqûres du début ne m'emballait pas, mais heureusement, je n'ai rien senti.
Ils ont fait une pause, je pensais qu'ils allaient me rendre ma liberté. Que nenni, ils ont regardé mon sein et les traces de leurs prélèvements et ont estimé qu'il y avait encore du boulot. Ils sont revenus me torturer. Là je dois dire que je n'en pouvais plus. J'avais mal, j'étais mal, je torturais mes doigts, je redoutais chaque entrée de l'aiguille dans mon sein, j'étais complètement crispée.
Ils ont fait deux ou trois pauses pour regarder l'étendu des mitraillages et à chaque fois ils sont revenus me piquer.
J'ai cru que j'allais me mettre à pleurer sur cette foutue planche suspendue dans les airs, je trouvais ça tellement injuste de subir une telle torture, de devoir vivre tout ça à cause de ce fichu cancer.
Et puis enfin, ils ont décidé que c'était suffisant. Il a d'abord baissé ma table tout en me tirant le sein. Et puis il l'a tripoté durement et hop a sorti son appareil de malheur. Il m'a demandée de me redresser, il ne lâchait pas mon sein. Je me demandais pourquoi, en fait j'avais un trou, et il pressait une compresse pour ne pas mettre du sang partout. Il m'a demandé de prendre le relais. J'ai dû passer dans une pièce à côté, m'allonger sur le dos, il m'a plaqué un gros pain de glace sur le sein et a mis tout son poids dessus pendant 5 bonnes minutes. Et puis il a relâché la pression et m'a demandé de le tenir sur mon sein. Ils sont revenus avec de la colle, il m'a collé le sein au lieu de coudre le trou, je préfère. Il m'a annoncé qu'il était confiant, qu'il ne trouvait pas mes micro-calcifications inquiétantes, qu'il pensait à des nécroses. J'étais contente qu'il me dise ça, c'est une parole d'expert, ça vaut de l'or.
Il m'a aussi dit qu'il en avait fait beaucoup car il n'avait pas envie de recommencer dans 6 mois (et moi donc!!!) et que chaque prélèvement irritait la glande mammaire et qu'elle réagissait en produisant des micro-calcifications.
Il s'est excusé pour le retard, ça doit être la première fois que j'en entends un s'excuser du retard, j'étais surprise.
L'infirmière m'a mis des compresses et a transformé mon buste en momie avec la consigne de rester comme ça pendant 24H, interdiction de faire du sport dont le ski pendant une bonne semaine, interdiction de porter des charges lourdes, pas d'aspirine et éviter de frotter le trou, la colle devant tenir une dizaine de jours.
Je suis ressortie de là complètement assommée, comme en état de choc. J'avais envie de pleurer, je pense pour évacuer tout ce que je venais de vivre. J'ai trouvé ça super éprouvant comme examen, rien à voir avec ce que j'avais subis il y a trois ans.
Je suis retournée m'asseoir dans la salle d'attente, j'avais faim, j'étais comme ébétée, plus envie de rien.
J'ai enfin récupéré ma carte vitale, mes clichés, comptes-rendus et j'ai pu rejoindre l'autre extrémité de l'hôpital, un bon quart d'heure pour y aller pour aller faire ma chimio, mon herceptine.
il était 12H30 quand je suis arrivée dans la salle d'attente de mon oncologue, elle était absente, la secrétaire l'a rappelée. Elle m'a prise toute de suite, je lui ai rapporté les paroles du radiologue, elle a confirmé ce que je pensais "s'il avait des doutes, il ne vous aurait rien dit". Elle a examiné mes marqueurs, cette fois-ci ils sont à 16 alors que la dernière fois ils étaient à 17. Je sais qu'il faut bien qu'ils prennent parfois quelques points pour ensuite redescendre mais moi je n'aime pas quand ça monte, je n'aime que les chutes. J'ai demandé mes ordonnances, elle m'a dit que l'herceptine à domicile n'allait plus tarder, son collègue est sur le coup.
Je suis passée au bureau des admissions, valider ma carte vitale et j'ai enfin pu monter à l'étage des chimios. Je me suis même trompée d'étage, j'ai appuyé sur le 2, ça correspondait à l'étage de la clinique, là où on était avant août. Je n'étais pas vraiment dans mon assiette.
Les infirmières se sont occupées de moi, inquiètes de savoir que j'avais eu une biopsie. J'ai pu aller m'installer dans mon fauteuil spécial chimio et sortir mon sandwich préparé avec amour par mon mari le matin. Je savais bien que j'y allais pour la journée, le plateau repas est toujours aussi minable, une tranche de jambon et une boule de pain, je n'allais pas tenir avec ça. J'avais mon sandwich préféré, au guacamole, avec des tomates, du poulet et du pain frais du boulanger acheté le matin même.
Je mourrais de faim. La bénévole est arrivée, m'a parlé un peu, m'a donné mon thé vert. Petit à petit, de me retrouver dans un environnement connu, je ne me sentais plus sur la défensive, j'ai pu me détendre un peu et reprendre mon livre. Je suis revenue chez moi à 15H30, mon torse toujours en momie. J'ai dû repartir peu après chercher mes filles à l'école, j'avais froid comme après chaque herceptine.
J'étais vidée, je suis tombée sur des copines, j'ai pu m'épancher un peu mais je ne m'étais pas remise de mes émotions.
Je suis revenue avec les filles chez moi, j'ai fait les devoirs et je suis montée devant mon pc. Je les ai laissées jouer. J'ai demandé à mon mari dès son retour de s'occuper de tout, bain, repas, coucher. Je ne pouvais plus rien faire, j'avais les jambes en coton, toujours en état de choc.
Je suis allée me coucher, j'ai bien dormi, sur le dos forcément et ce matin je me sentais comme vidée et en même temps le moral un peu dans les chaussettes, ce qui est extrêmement rare chez moi.
J'ai eu droit au dentiste, il a terminé son inlait, anesthésie dans la gencive, mais rien à voir avec hier, c'était presque une partie de plaisir.
Ce midi, j'ai pu enlever les bandages et enfiler un soutien-gorge, j'en ai pris qui me servait à l'allaitement, tout en coton, sans armature et j'ai pu observer les trous dans mon sein.
Les filles sont en vacances ce soir, on file à la montagne, j'y reste 10 jours, je n'aurais pas internet pendant tout ce temps.
Je vous souhaite de bonnes vacances si vous en prenez. Je reviendrai remise de ces émotions. D'avoir invité ce midi deux copines de 4 ans de ma plus jeune fille m'a bien changé les idées.
Mais s'ils leur prenaient l'envie de me refaire un mammotome un de ces jours, ils devront m'endormir, je ne veux plus jamais revivre ça, c'est beaucoup trop agressif comme intervention et aussi bien psychologiquement, nerveusement, physiquement. Je l'ai vécu comme une torture.

Je vous mets une illustration pour que vous compreniez mieux le calvaire enduré :

mammotome

Posté par IsabelleDeLyon à 15:50 - Cancer : ma Bataille - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires

    J'en ai eu 2 ! (ils avaient raté le premier).
    Une horreur je confirme. C'est comme cela qu'ils ont diagnostiqué mon cancer en plus.
    Une horreur utile quand même...

    Posté par Tili, samedi 4 avril 2009 à 17:48
  • On ne se connait pas mais je t'ai lu et je peux te dire que je suis de tout coeur avec toi. Gros bisous.

    Posté par Ln [crackeduniv], jeudi 16 avril 2009 à 12:12
  • idem

    J'en ai fait un, hier, (de mammotome) sans avoir trop cherche en quoi ca consistait...........
    Ben heureusement parce qu'on est pas passe loin de la barbarie : je confirme aussi et ne suis pourtant plus sur le coup de l'emotion............
    Bien sur c'est utile, je confirme aussi, mais assurez-vous d'etre bien anesthesiée... ! ! !
    Douces pensees a toutes

    Posté par maat, mardi 9 mars 2010 à 14:25
  • PAS BIEN DE PANIQUER LES INTERNAUTES

    Bonjour la gniaque,

    J'avoue, je comprends l'énorme stress de l'examen de toutes ces petites merdes annexes dont on devrait être soulagées (prob de transport, pourvu qu'il n'y ait pas trop de traffic, maman!!! jvais être en retard, etc...), accentué quand on a déjà eu une tumorectomie et je t'ai trouvée super courageuse et.......j'aurais ptêt pas dû, mais j'ai ri aux larmes par moments en lisant; les femmes ont toujours de l'humour dans la douleur.

    Mais en même temps, comme j'avais un mammotome quelques jours plus tard, je n'en menais pas large à cette lecture. Heureusement, je me suis ressaisie à la veille de l'examen et j'ai eu raison.

    Aujourd'hui, l'examen est passé, avec le stress du retard sur l'horaire prévu (plus de 3/4 d'h) et je veux dire à celles qui auront à en passer un: ne vous angoissez pas inutilement, ça se passe très souvent bien, ce que je confirme puisque je n'ai absolument rien senti, sauf le ridicule avec affreux bonnet sur la tête , le sein qui pendouille comme un vilain pis et sur chaussons en papier sûrement recyclé, qui glissent!! misère! Mais on a bien rigolé pendant toute l'intervention avec des professionnels (que j'ai trouvés formidables) qui font tout pour nous détendre et qui sont toujours à demander si ça va, si on est gêné, si on ressent une douleur ou pas, etc...Ca se finit autour d'un café ou d'un jus de fruit avec des trucs à grignoter. Pas de douleur une fois que l'anesthésie ne fait plus effet, à peine un léger bleu jaune quelques jours après. Ca fait 8 jours et tout va bien! Bon, j'attends le résultat, mais je n'ai plus peur, même si le résultat est positif, parce que je me sens "entourée" par ces médecins, manipulateurs, infirmiers qui font un métier difficile.

    Voilà, je voulais juste apaiser celles qui, comme moi, font des recherches sur internet pour savoir comment ça se passe.

    Comment vas tu depuis, la gniaque? J'espère que tout ça n'est plus qu'un mauvais souvenir.

    Bille de verre

    Posté par bille de verre, mardi 4 février 2014 à 11:22
  • J ai passé mon mammotome, hier, bienvenue dans la frontière entre patientes et bien-portantes....Examen non douleureux, mais éprouvant psychologiquement....Ce corps se rappelle à nous, on vous enfonce comme des clous....Non, quand même pas, j étais zen, dépossédée de moi, et comme en état d appesanteur..J ai eu un cancer de la thyroïde, mais la poitrine, c est l image de ma féminité.... et....c est fait, mais mon corps se sent tellement en vie....que j ai dû mal à penser qu il y a suspicion de cancer....Sale traitre, si c est le cas.....Mais la vie, ma sève est bien présente dans mes veines...et ça....le cancer, tu vas avoir un adversaire face à toi....le bras de fer commencera..mais, n anticipons pas

    Posté par charlotte, mercredi 7 janvier 2015 à 00:15
  • douleur prélèvements

    Bonjour,
    mammographie : détection de micro calcifications
    proposition de me faire un mammotome soit disant sans douleur.
    On m'a mis en position sur une table, je souffre de fibromyalgie et j'ai prévenu que la douleur était amplifiée. On m'a compressé le sein gauche dans tous les sens, puis on m'a indiqué qu'il n'était pas possible de repérer les calcifications car elles étaient situées au niveau du thorax. Le médecin radiologue a proposé de faire un prélèvement sous échographie à condition qu'il arrive à détecter les calcifications. Il a repéré les calcifications et m'a fait une piqûre soit disant anesthésiante. Je pense que la quantité de produit anesthésiant n'a pas été suffisante. J'ai senti la pénétration de l'aiguille . Il a fait un premier prélèvement, a trifouillé pour le second. Je ne pouvais plus résister à la douleur et j'ai bougé un petit peu. Il m'a dit qu'il arrêtait et que tant pis pour moi s'il n'avait pas pu faire 3 prélèvements. 5 jours après cet expérience, je souffre encore. Je le revois cette semaine mais je ne souhaite plus qu'il me touche.

    Posté par VEROVAN, lundi 15 mai 2017 à 12:32
  • éxperience mammotome

    Bonjour les filles,
    après la détection d'une tumeur lors d'une mamo de contrôle j'ai eu droit à une biopsie sous anesthesie locale et echogrphie, comme je ne savais pas à quoi m'attendre ,je ne stressais pas vraiment , l'aneshesie n'a pas bien marché , ou il n'y en avait pas assez ,du coup j'ai jonglé sur le premier et le dernier prélevement (bisarrement pas pour les deux du milieu ) . Suite à ca le chirurgien à vu sur les clichés de ma mamo qu'à coté et à distance de la tumeur principale il y avait des petits carcinomes suspects, aussi pour etre certain de l'intervention (soit enlever juste la tumeur soit tout le sein) il m'a dit de faire un mammotome, Vue la douleur ressentie à la biopsie, jeme suis mis en stress extreme les 3 jours précédents le rdv. Pour le coup je savais à quoi m'attendre . Un stress me provoquant une diarrée le matin ,du rdv et un effondrement en larme devant l'infermière qui m'a pris en charge ,c'est pour vous dire. j'ai d'abord re subit une mamo de 5 clichés ,donc 5 écrasages de sein, ensuite mise en place de clip pour repérage, puis enfin on passe au mammotome . Mon stress monté à bloque a ce moment je rentre dans la salle avec la table trouée, c'est vrai que c'est bien flippant , j'ai prévenu tout le monde que je reagissais très peu à l'anesthésie locale , que si ils pouvaient me plonger dans un coma artificiel ,j'en serais ravie .... le reste d'humour lancé dans l'angoisse ,je prend place sur la table , effectivement le sein est malmené ,avant d'être positionné coincé comme une mammographie , là on me previent de l'anesthésie , et que je vais ressentir comme un gonflement et un picotement , c'est exactement ca , sensation de gonflement comme un tensiomètre mais au sein. à partir de ce moment , à par le sein qui tire franchement , je n'ai absolument rien senti des 16 ponctions faites , mais vraiment rien de rien .
    voilà l'examen finis je repasse au secretariat récupère mes papiers et un rdv de controle pour la semaine d'après.
    Par contre une fois rentré à la maison la douleur se réveil, ajouté au contre coup du stress et de l'état de choc dans lequel je me suis mise , j'ai fais un malaise ,j'ai faillit tomber dans les pommes .
    Pour que cet examen ce passe bien je pense qu'il faut vraiment user de tranquillisant avant , voir si Atarax ou autre relaxant peuvent êtres pris avant ,car le cerveau joue un rôle essentiel , le fait de psycoter n'arrange vraiment pas les chose ;
    Courage et confiance à celles qui s'interrogent ;

    Posté par bibiche boxer, samedi 21 octobre 2017 à 00:08

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