La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

lundi 25 mai 2009

Le test DyNeMo : prédire les chances de survie à 80%

Un test pour évaluer les chances de survie à un cancer du sein
Source : MaxiSciences

Des médecins de l’hôpital Mont Sinaï de Toronto ont mis au point un test capable de prédire avec 80 % de précision les chances de survie d'une patiente atteinte d'un cancer du sein.

En réalisant des analyses sur plus de 350 patientes ayant survécu à leur cancer du sein, les médecins ont découvert une organisation différente du réseau de protéines dans les cellules tumorales et ont pu mettre au point un test capable de prédire avec 80 % d’exactitude les chances de survie d’un malade.

Le Dr Wrana espère que cette technique pourra fournir une analyse individualisée des patientes et permettre à leur oncologue d’être mieux informé et habilité à choisir le meilleur traitement pour chaque malade. Le test DyNeMo est aussi capable d’analyser la tumeur afin de déterminer le meilleur traitement possible.

Les médecins avaient déjà constaté le fait que chaque tumeur est différente et nécessite donc un traitement différent. Grâce à une meilleure prévention et à de meilleurs traitements, le taux de mortalité des femmes atteintes de cancer du sein a pu être divisé par cinq en Grande-Bretagne.

Le test devrait être disponible vers 2014 et pourrait s’étendre à la détection d’autres types de cancers.


Commentaires

  • Est-ce une si bonne nouvelle pour le patient ?... Je veux dire que les statistiques font parfois des ravages niveau moral. Si ce test prédit un taux de survie faible, il faut vivre moralement avec ce résultat ensuite. J'ai personnellement absoluement voulu savoir mes statistiques de survie, et ce que m'a dit mon oncologue ne m'a pas rassuré. (Alors que c'est justement ce que j'espérais !!!!!)
    Bref, dur-dur ces stats !

    Posté par Mélilotus, lundi 25 mai 2009 à 15:36
  • Utile ou pas ?

    Difficile de s'entendre dire que la survie est peu probable !
    Je reste septique face à ce genre d'annonce, est-ce nécessaire?
    Et puis quand on sait tout ce que ne savent justement pas encore les cancérologues sur les différentes cellules cancéreuses et qui font qu'on réagit toutes différemment aux traitements !
    Un test seul peu-il suffire à déterminer les chimios possibles ?
    Une étude à suivre mais qui je pense mériterait une étude sur plus de 350 patientes !

    Posté par kirnette, lundi 25 mai 2009 à 17:28
  • Ajouts

    En plus je pense que dans une société qui vise à l'économie est-ce qu'on ne poussera pas les médecins à ne pas faire tout leur possible pour sauver une patiente dont les chances de survie sont très mince ?

    Un test qui peut aussi être utilisé pour une médecine différente et pas dans l'intérêt des patients. Méfiance donc !

    Posté par kirnette, lundi 25 mai 2009 à 17:32
  • Moi aussi ça me fait peur. En fait j'ai l'impression qu'on confonds les choses.
    Il est capital de mieux comprendre les différents cancers par contre l'utiliser pour estimer les chances de survie de tel ou tel patient ça me fait frémir...

    Posté par Tili, lundi 25 mai 2009 à 21:13
  • Je crois que leur objectif est de mieux cibler les traitements proposés et de ne pas faire de la chimio systématiquement ou des rayons.
    Mais c'est sûr que si tu apprends que tu as peu de chance de survie, ça ne va pas être facile à vivre avec d'autant plus que ce n'est fiable qu'à 80%, 20% d'erreur c'est énorme.

    Posté par IsabelleDeLyon, mardi 26 mai 2009 à 15:17
  • Je crois qu'il il y a malheureusement des patients qui sont informés de leurs chances de survie de manière assez radicale. Si elles sont mauvaises je n'ose imaginer le poids sur le moral. Mais le patient ne se réfère-t-il pas en grande partie à la parole de son médecin pour ses chances de survie ? Je veux dire, ce qu'il va lire à travers son regard, ce qu'il va apprendre de sa bouche sur l'étendue de sa maladie n'est-ce pas ça l'espoir qui fait aussi que le patient tient le coup ? Et c'est l'espoir finalement qui permet de tenir moralement, en plus de l'entourage, non ?
    Je suis aussi dubitative que toi Tili, ça fait froid dans le dos, mais j'ai quand même l'impression que c'est un peu ce que les patients attendent, souvent on demande à son médecin des vérités sur des maladies graves, et parfois le doute persiste même pour eux.
    Après l'échantillon d'étude me paraît maigre et l'étude est à approfondir pour qu'elle ait un intérêt. Mais cela me fait vraiment penser que l'on est dans une société de l'immédiateté et que l'on attend une réponse rapide à un problème d'un point de vue très général.

    Posté par Cécile, mardi 26 mai 2009 à 17:08

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