La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

lundi 15 juin 2009

Week-end ressourçant

Mon mari devait rester à Lyon pour travailler dimanche depuis notre domicile. Comme c'était le second week-end de suite sans montagne, je l'ai abandonné à son PC et vendredi soir, direction notre petit hameau.
Nous sommes parties plus tôt avec mes filles, pas besoin d'attendre notre homme.
Nous avons pu arriver avant la nuit, dîner sur place et profiter de notre ambiance montagnarde.
Notre voisin nous a averti que c'était le lendemain matin vers 9H que les vaches allaient traverser notre hameau pour monter sur les alpages pour tout l'été.
Après avoir arrosé le jardin, admiré toutes les fleurs écloses depuis notre précédent séjour, nous sommes allées nous coucher toutes les trois.
Le matin, nous avons été réveillées par les meuglements des vaches, en avance sur l'horaire. Nous avons bondi hors de notre lit, dévalé les escaliers, ouvert les volets à toute allure pour admirer ce troupeau de vaches menées au pas de courses pour qu'elles n'aient pas le temps de déguster toutes ces bonnes herbes sauvages. Un vrai concert de meuglement nous a accueilli. En tant que citadins, nous étions ébahies, admiratives devant cette scène pittoresque.
Ensuite petit déjeuner, devoirs et hop dehors pour continuer notre week-end ressourçant.
Rien que de voir les montagnes partout à perte de vue, en face nous avons le début du parc des Ecrins, certains sommets encore enneigés, les téléphériques se sont remis en route pour le ski d'été, d'autres sommets sont verts. C'est d'une telle beauté, je peux rester des heures à admirer. Je me sens vibrer, j'ai l'impression de puiser de l'énergie de ces montagnes, de cette nature si majestueuse.
Je me suis installée dans une chaise longue, un bouquin dans les mains, que du plaisir.
Les filles ont joué, le hameau est un vaste terrain de jeux et les compagnons sont nombreux. Dans l'après-midi, elles sont allées récolter, toutes les deux, des radis de notre potager 100% bio, elles ont coupé les fanes, lavé les radis, elles y ont passé une bonne heure. J'ai adoré les entendre s'activer autour de cette occupation si saine.
Déjeuner au soleil dehors avec salade et ciboulette du potager. Un petit groupe permanent de vaches créait une ambiance musicale avec leurs cloches. J'adore entre ce son.
Le dimanche nous avons revécu à peu près la même journée. Un vrai bonheur pour nous trois.

Vendredi prochain, nous remettons ça, et cette fois-ci nous ne rentrerons que le lundi matin très très tôt à cause de la fête de la musique, dimanche soir, invivable pour des lyonnais du centre ville. Nous avons droit à une scène de professionnel sous nos fenêtres sans limitation d'heures, ni de décibel pour cette soirée. Même les bouchons n'arrivent pas à couvrir le niveau sonore. Chaque année, tous les habitants de l'immeuble dorment ailleurs le 21 juin au soir.
Je trouve ça dommage, aucun petit groupe ne peut résister face à une scène d'une telle puissance, et c'est un peu partout comme ça dans le centre de Lyon. La fête de la musique devient de plus en plus commerciale et perd tout de son intérêt musical. On ne peut plus flâner et aller de petits groupes en petits groupes découvrant de nouveaux talents. Ces grosses scènes couvrent tout et gênent les riverains, pourtant les enfants ont classe le lendemain matin et même avec leur sommeil de plomb, elles ne peuvent pas dormir.

J'attends ma montagne, toute la semaine, je vis avec elle dans ma tête. Là-bas, je ne suis pas malade, je laisse tout à Lyon. Je suis bien, heureuse et je me sens vivante. Vivement les vacances pour en profiter plus longuement, et encore cette année, nous ne resterons pas tout le temps dans notre hameau.

Posté par IsabelleDeLyon à 18:44 - Cancer : mes proches - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Faudra que je passe te voir un jour où je vais dans le coin
    Tu n'as pas eu le temps de photographier les vaches ?

    Posté par Tili, lundi 15 juin 2009 à 21:04
  • Même pas, elles étaient trop matinales et elles allaient trop vite, au pas de courses, je ne voulais pas retourner à l'intérieur et perdre le plaisir de les voir passer. Pourtant j'avais tout prévu. Et à la même heure dans le hameau voisin, ce sont des centaines de moutons, tous les troupeaux de Provence qui avant transhumaient, qui sont acheminées en camion et ensuite à pattes jusqu'au plateau d'Emparis. Une voisine du hameau est bergère l'été. L'année prochaine on essaiera de voir les moutons mais on mettra le réveil, là il était 8H.
    Tout l'engrais de notre potager, ça vient des moutons...

    On avait pu tout apprendre au petit musée du coin sur les alpages.
    Et en été, on peut accéder en voiture sur le plateau par des chemins d'alpage et acheter du fromage de brebis parfumé aux fleurs des alpages, une merveille. Je ne mange jamais de laitage mais là c'est mon petit écart...

    Posté par IsabelleDeLyon, lundi 15 juin 2009 à 22:40

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