La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

samedi 8 octobre 2011

L'Institut Curie : nos vies entre de bonnes mains

Mardi 4 octobre, j'étais à Paris, invitée par l'Institut Curie en tant que blogueuse. En effet ce centre à la pointe en matière de prise en charge du cancer du sein a décidé d'investir de nouveaux médias pour sensibiliser d'autres publics. Nous étions 3 blogueuses "cancer du sein", Catherine Cerisey, Mélilotus et moi. Toutes les trois ayant reçu, un jour, un diagnostic de cancer du sein. Une autre blogueuse communication ainsi qu'une journaliste de Terra Femina étaient présentes.

rubanmarche

C'était la volonté de l'Institut Curie de nous retrouver en petit comité autour d'une table pour échanger avec des cancérologues et nous faire ainsi découvrir l'envers du décor.

J'avoue qu'en tant que patiente, j'étais emballée par une telle proposition mais je l'ai été bien davantage en écoutant ces femmes. Elles étaient trois à intervenir. Toutes les trois ayant choisi de mettre leurs compétences à notre service pour tenter d'améliorer nos conditions de patientes, nos espérances de vie et notre qualité de vie si malmenée par la maladie. Je les ai trouvées merveilleuses, c'est grâce à elles, à des femmes comme elles, que je suis en vie aujourd'hui et que je peux me lever chaque matin avec des projets pour ma journée à venir.

Je vais tenter de vous parler de chacune d'elles, de leurs actions pour contrer le cancer, de ce qui m'a touchée, de ce qui m'a fait réagir, de ce que j'ai appris. J'espère arriver à vous transmettre un peu de mon ressenti tellement positif suite à cette journée.


Dr Brigitte Sigal

Directrice de mission Sénologie au sein de l'hôpital,
médecin spécialiste en Anatomie-Pathologie

brigitte sigal

L'écouter et la voir ici dans une vidéo

Elle nous a présenté l'Institut Curie (bien que je sois arrivée en retard à cause d'un incident indépendant de ma volonté mais que je ne manquerai pas de vous raconter ultérieurement !). Elle nous a dressé un panorama assez complet de leurs dernières innovations en terme de prise en charge des patientes atteintes d'un cancer du sein. En quelques clics, nous avons pu survoler leur nouveau site : http://www.cancersdusein.curie.fr/ qui tente de répondre à la demande croissante d'informations en provenance des internautes.

Ce que j'ai aimé :

Savoir qu'en France, nous avons la chance de posséder de tels centres à la pointe de la recherche et des traitements offerts aux patients.

Apprendre que l'Institut Curie est le premier centre à avoir conservé des échantillons de toutes les tumeurs des cancers du sein traitées. Ils sont tous congelés et servent ainsi de matière première à la recherche.

La possibilité de faire bénéficier aux patientes des tous derniers essais cliniques du centre de recherche de l'Institut si elles répondent aux critères de sélection.

L'idée de tenter de répondre aux demandes des internautes en fonction de leur profil à partir de leur site web par le bouton :

sitecurie
http://cancersdusein-etapes.curie.fr/

Ce qui m'a déçue :

La criante inégalité de soins offerts aux patientes en France suivant leur localisation géographique. Si elles habitent loin d'une grosse ville, elles seront le plus souvent orientées vers la seule petite clinique à leur disposition avec un oncologue "généraliste", alors que si elles ont la chance d'habiter dans une grosse ville, comme c'est mon cas, elles auront véritablement le CHOIX du centre qui les suivra et prendra en charge leurs vies.
Cette présentation vantant tous les avantages médicaux pour la patiente faisait davantage ressortir tout ce que ne font pas la plupart des cliniques un peu partout en France. J'ai ainsi appris que certains centres de soin ne congelaient pas les tumeurs de leurs patientes et qu'ils ne proposaient pas l'accès à ces derniers essais cliniques.
Je trouve terriblement injuste que ces petites cliniques ne puissent pas travailler davantage en réseau avec les grands centres avec pour conséquence que les patientes n'aient pas la même chance de s'en sortir. Et j'ai bien peur qu'avec la volonté de faire des économies de notre gouvernement, cet état de fait ne fasse qu'empirer. Ne serait-ce que par le non-remboursement des transports pour se rendre à une visite médicale éloignée de son domicile.

J'ai foncé, une fois rentrée chez moi, en bonne informaticienne et patiente 2.0, sur ce nouveau site prometteur. J'ai cliqué sur ce fameux bouton, sésame de l'information sur le net. Je suis allée, dans "je suis une femme", puis "de moins de 40 ans" et j'ai pu voir la superbe marguerite apparaître, moi au milieu et disposées autour des pétales représentant chacune un aspect de ma prise en charge. J'ai évidemment été attirée en premier sur "Mon traitement ciblé" et quelle déception :

traitementcible

J'ai réitéré l'opération sur d'autres pétales et j'ai pu me rendre compte que les informations que je trouvais sur ces pétales ne m'étaient d'aucune utilité, j'en apprends mille fois plus sur un forum comme "Les Impatientes" ou sur des blogs.
Quand je vois le succès de mon article sur le pertuzumab auprès des internautes, je me dis que ce site est très éloigné de l'attente des patientes du net et que je continuerai encore pendant longtemps à recevoir des mails me demandant des informations médicales à défaut de pouvoir trouver des infos en adéquation avec les demandes de toutes ces femmes qui veulent juste essayer de comprendre un peu mieux ce qu'on leur fait, ce qu'est leur cancer, ce qu'elles risquent.
Je trouve que c'est une très bonne chose que des organismes aussi imposants tentent de dynamiser leur image par une présence plus innovante sur le net en investissant les blogs, facebook, twitter mais les informations fournies par ce site ne sont pas à la hauteur de l'image du savoir que donne l'Institut Curie, dommage.


Dr Anne Vincent-Salomon

Médecin au service de Pathologie
et chercheuse dans l’unité de recherche
"Génétique et biologie des cancers"
Sujet de recherche : les cancers du sein

ASalomon

L'écouter et la voir ici dans une vidéo

Cette chercheuse nous a décrit en quoi consiste son travail assez obscur pour des non initiées comme nous. D'une part elle est médecin pathologiste, ce qui signifie qu'elle a la charge d'identifier le type de cancer du sein lorsqu'elle reçoit un prélèvement cancéreux. Cette identification servira de base pour établir le parcours de traitements de la patiente. D'autre part, elle fait de la recherche sur les cancers du sein et tente désespérément de trouver des moyens pour mieux caractériser les tumeurs cancéreuses afin de mieux soigner les patientes en mettant au point des produits plus ciblés.

Cette femme possède une gniaque formidable. Elle a une aura indéniable. Elle rayonne tout simplement. Son humanité, son professionnalisme, cette volonté indestructible de sauver des vies qui ressort à chacun de ses propos nous contaminent d'espérance. On ne peut qu'être totalement admiratif devant ce don de soi au service des patientes. J'ai été profondément touchée par cette grande dame, si simple, si essentielle pour nous toutes. La recherche est l'élément clé pour espérer vivre plus longtemps, d'autant plus lorsqu'on est comme moi sous herceptine à vie. J'ai parfaitement conscience qu'à un moment donné, je développerai une résistance à ce traitement ciblé et que seule la recherche pourra me permettre de bénéficier d'un traitement alternatif pour survivre un peu plus longtemps.

Ce que j'ai aimé :

Cette femme et à travers elle tous les chercheurs, sur lesquels nous fondons tous nos espoirs pour que moins de femmes meurent du cancer du sein. Ce sont véritablement nos anges gardiens.

L'humanité de ces médecins qui malgré leur très haut niveau de compétence n'oublient pas que nous ne sommes pas que des cellules anomales mais des êtres humains. Leur modestie tranche tellement avec leur rôle capital dans nos vies.

Une phrase qu'elle a prononcée que je retranscris approximativement : "de sentir les femmes mobilisées pour la recherche me donne des ailes pour continuer". A ce sujet, si vous pouviez laisser un commentaire à cet article, même vous qui me lisez mais n'écrivez jamais, juste pour témoigner que vous êtes derrière elle, derrière tous ces chercheurs, que vous aussi vous espérez tant de la recherche.

La visite des laboratoires, leur matériel de recherche, leurs paillasses, tous ces sourires pour nous signifier que nous étions les bienvenues, l'impression que nous étions au coeur de l'essentiel.

Découvrir le rôle d'un médecin pathologiste. Je sais que tous les prélèvements qu'on m'a effectués par biopsie, mammotome, tumorectomie, ont été analysés pour déterminer mon avenir dans les jours qui suivaient. Je pensais qu'il s'agissait de biologistes de l'ombre et je n'avais pas de considération particulière pour eux. Je viens de réaliser mon erreur. Ils sont la clé de tout. Pourtant j'aurais dû en prendre conscience bien avant, il aurait suffit que je me souvienne dans quel état je suis quand j'attends des résultats anapath.

Ce qui m'a déçue :

La problématique du financement. La recherche coûte cher et les financements publics sont insuffisants. Les laboratoires n'investissent que lorsqu'une étude semble fructueuse. Malheureusement pour une étude aboutissant à une réalisation concrète, plusieurs autres sont abandonnées. Il faut bien financer toutes ces études, on ne peut pas prédire à l'avance laquelle aboutira à une réelle avancée.
Les courses comme Odyssea sont d'une grande aide par les gains qu'elles reversent à la recherche. Alors qu'aux USA, les courses ont lieu toute l'année, en France, seulement en octobre.  Il est regrettable que les patientes ne se mobilisent pas davantage pour aider la recherche, leur aide est précieuse et contribue grandement aux financements d'études.

Les conditions de travail de ces chercheurs. Ils manquent de place, sont entassés dans de minuscules bureaux à partager à plusieurs. Heureusement qu'il semble régner une bonne ambiance entre eux. Leur positivisme leur permet de s'arrêter sur ce qu'ils ont : une magnifique vue sur Paris depuis les grandes baies qui inondent de lumière leurs paillasses et de ne pas s'arrêter sur ce qu'ils n'ont pas, un espace de travail digne de ce nom. Il semble qu'ils préfèrent investir l'argent dont ils disposent dans leurs études plutôt que de se procurer un peu plus de confort. Pourtant il est bien connu qu'il faut ménager sa monture pour parcourir de grandes distances.

Le manque de chercheurs en France. Nous avons pu rencontrer plusieurs jeunes participant à des travaux de recherche dans le cadre de doctorat. Hélas, une fois leurs thèses présentées, ils vont passer une année aux USA et finalement, n'en reviennent pas. Quelle grande perte pour la France toute cette matière grise ! Toujours une histoire d'argent et peut-être aussi de conditions de travail, de reconnaissance de leur statut.

Voir des prélèvements qui venaient d'arriver. Penser à ces patientes encore étendues, inquiètes, à l'avenir incertain, ces femmes dont je me sens si proche, moi qui ai déjà eu à 4 reprises des prélèvements pour déterminer de quoi mon avenir immédiat serait fait et je sais que le compte ne s'arrêtera pas là.


 Laure Copel

Responsable de l'unité DISSPO
(Département Inter-disciplinaire des Soins de Support
pour le Patient en Oncologie)
Unité mobile d'accompagnement et de soins continus (UMASC)

laurecopel

L'écouter et la voir ici dans une vidéo

Ce médecin a décidé de se consacrer à améliorer la vie des patients en participant à la mise en place d'une prise en charge globale. Cela comprend les soins palliatifs, la psycho-oncologie, la réadaptation fonctionnelle, la diététique, le service social... Un ensemble de soins de supports indispensables pour permettre aux patients de mieux vivre malgré leur cancer, malgré leurs traitements.
Des entretiens avec des psy sont proposés, soit individuel, soit familial, soit en couple, du moment que le cancer est en cause dans le mal-être qui s'installe.

De nouveaux projets pour continuer cet effort voient le jour ou sont à l'étude :

  • Les problèmes liés à la sexualité après un cancer
  • La mise en place de règles hygièno-diététiques afin que le patient se prenne en charge, notamment la pratique d'activités physiques adaptées en faisant appel à Siel Bleu. On propose à tous les patients 1H30 de bilan individuel avec l'un des professeurs de Siel Bleu à l'issue de laquelle, on leur fait des préconisations sportives. On leur propose un premier cours collectif gratuit dans l'un des divers ateliers, chacun composé de 12 personnes, tous atteints d'un cancer. Des cours particuliers à domicile sont possibles pour des personnes plus invalides mais les bénéficiaires ne seront pas très nombreux par manque de financement.
  • Permettre aux personnes comme moi de pouvoir partir en vacances malgré leurs traitements chroniques, notamment lorsqu'ils ont lieu hebdomadairement. Pendant 6 mois, j'ai eu une perfusion hebdomadaire alors que mes filles étaient âgées de 4 ans et 15 mois. J'ai dû m'adapter à cette obligation vitale, venir chaque semaine pour ma dose de potion magique. Les conséquences ont été que j'ai réussi malgré tout à partir 2 semaines en vacances mais assez près de Lyon pour pouvoir faire l'aller-retour au milieu. Pour le reste des grandes vacances, des amis nous ont prêté leur maison avec piscine pour nous permettre d'avoir l'impression d'être en vacances. Actuellement avec mes perfusions depuis 5 ans, toutes les 3 semaines, j'arrive à partir en vacances 3 semaines mais j'ai vécu comme une véritable contrainte ces perfusions hebdomadaires, indispensables à notre survie, mais incompatibles avec l'envie et le besoin de s'éloigner du cancer, des traitements, de pouvoir prendre un peu de distance avec la maladie.
    Elle a permis ainsi à 25 personnes de partir en vacances l'été dernier en s'associant avec d'autres établissements médicaux aptes à délivrer des chimios. Ils ont pu recevoir leurs perfusions sur leurs lieux de vacances. L'inconvénient est que cette organisation a demandé pas mal de temps dans sa réalisation par toutes les démarches qu'elle a engendrée.
  • La réinsertion professionnelle. Une étude en cours tente d'identifier les problèmes liés à la reprise du travail et de voir quelles actions pourraient être entreprises pour améliorer ce douloureux problème que tous les patients dénoncent.

Ce que j'ai aimé :

La mobilisation de tous ces acteurs pour tenter d'améliorer notre qualité de vie. Tenter de sensibiliser le personnel médical à ces souffrances vécues par un grand nombre de patients. Faire en sorte qu'il semble un jour naturel de leur apporter des réponses comme il semble désormais normal de traiter la douleur.

La motivation de cette femme pour essayer de débusquer tout ce qui est source de souffrance chez les patients et trouver des moyens innovants pour les soulager.

Ce qui m'a déçue :

Le nombre de patients qui bénéficient de cette amélioration de leur qualité de vie par une prise en charge globale automatique. Toujours cette inégalité de moyens mis à notre disposition suivant l'endroit où l'on est suivi.

Le financement toujours au coeur du problème, les soins de support n'étant pas au centre des préoccupations et encore trop perçues comme secondaires et presque facultatives.

Le plan cancer qui préconise mais ne finance pas.


L'Institut Curie est un centre à la pointe de la recherche, des traitements, des prises en charge des patients, de leur bien-être. Bienheureux sont ceux qui ont la chance de pouvoir en bénéficier. Je suis toujours indignée par l'inégalité d'accès aux soins en matière de cancer, en France. Je suis en colère lorsque l'aspect économique prend le pas sur les possibilités thérapeutiques.

On peut sauver plus de vies, on peut dépister le cancer du sein à partir de 40 ans sans attendre qu'il métastase comme ce fut mon cas, on peut faire accélérer la recherche et trouver de nouveaux traitements permettant de sauver des vies ou de les prolonger davantage, on peut offrir une meilleure qualité de vie à tous ces patients malmenés par le cancer. Tout est une question de moyens, d'argent mais nous sommes à l'heure des économies, de la rentabilité, du rendement.

La vie d'une femme, d'une mère n'a pas de prix et ne doit pas en avoir et pourtant nous sommes si nombreuses à avoir vécu un cancer du sein, si potentiellement puissantes par notre représentation dans la société. Je rêve d'un avenir où tous les patients seront accueillis dans des clones de l'Institut Curie et où des chercheurs comme Anne Vincent-Salomon n'auront qu'une seule préoccupation, leurs travaux de recherche, pas leurs financements. Un avenir résolument rose...

terrerose

Un grand merci à l'Institut Curie, à toutes ces personnes qui nous ont accueillies si aimablement. Nous avons découvert un véritable modèle de prise en charge du cancer du sein à mettre en place partout.

Si vous avez des questions concernant le cancer du sein, le Dr Brigitte Sigal que j'ai présentée en premier dans cet article, répondra en direct jeudi prochain, le 13 octobre 2011 sur médisite.


Commentaires

    Curie et disciples

    Isabelle
    Marie Curie est une femme de génie, une de ces femmes que l'on aurait souhaiter connaître. Je lui ai rendu hommage dans mon livre. Je pense que son esprit et son intelligence de précurseur rodent en ces lieux. Je suis ravie que tu aies pu découvrir cet endroit, où des chercheurs se mobilisent. Je suis d'accord avec toi, ce sont des passionnés, qui donnent leur énergie sans compter leurs 35h.
    Jamais je n'ai eu l'impression d'être un n° dans les différents services.
    Tout le monde n'habite pas Paris, certes. Mais il existe de véritables pôles anti-cancer dans les différentes régions où des femmes peuvent être traitées correctement. Le plan anti-cancer a voulu la fermeture des "petites cliniques" et ce n’est pas un hasard. Chaque fois que tu peux dans ton blog, explique aux femmes, aux hommes, que, quelle que soit leur maladie, ils doivent aller là où il y a des spécialistes de leur maladie (rein, yeux, coeur...).
    Mon expérience m'a prouvé que c'était vital.
    Je suis désolée de t’avoir ratée ce jour-là, mais j'étais à France 5 pour parler de mon dada: les femmes à risques.
    Ensemble, nous pouvons nous mobiliser. Le web 2.0 a un rôle à jouer.
    Je n'oublierai jamais que l'Institut Curie m'a sauvé la vie. Détecter mon BRCA n'aurait pas été possible près de chez moi. Je n'ai jamais regretté aucun des 100 km que j'ai effectué 33 jours durant pour ma radiothérapie.
    Ma modeste contribution a été de verser les droits d'auteur de mon livre à la recherche oncogénétique.
    Aide-moi toi aussi à faire découvrir cet aspect de la recherche, à aller les femmes jeunes de familles à risque.
    Pour ceux qui sont en province, sachez que Curie édite un journal tous les deux mois, téléchargeable en pdf sur leur site. Vous y trouverez des éléments sur différents dossiers qui sont autant de références dont vous pourrez parler à vos médecins.
    A bientôt à toutes/tous. J'espère voir quelques unes des filles qui suivent le blog d'Isabelle à la table ronde de Curie du 18.10.

    Posté par Martine Carret, samedi 8 octobre 2011 à 18:25
  • Chapeau !

    Ton article est vraiment complet, oui, ces femmes sont nos anges gardiens, on est toutes derrière elles
    C'est vrai, une grande inégalité selon on on habite, mais Martine a raison, il me semble que cela change ces derniers temps. La prise en charge de l'après-cancer, par exemple, avec la Ligue qui pallie souvent aux carences des centres hospitaliers en matière de soins de support.
    Cette visite à Curie en tous cas, était sacrément vivifiante
    Bizz de Méli

    Posté par Mélilotus, samedi 8 octobre 2011 à 19:41
  • encore bravo aussi

    Une fois de plus je trouve ton article intéressant (en plus du fait de vous savoir en contact toi, Martine, Catherine et Méli)
    Je rejoins Martine sur le fait que les centres de province font aussi du bon travail en matière de recherche, l'ideal serait qu'ils se consultent et que nous puissions avoir accès au meilleurs thérapies non en fonction du centre et des essais qui y sont en cours mais en fonction de notre tumeur. Une mutualisation des données et des moyens qui pourrait être profitable à toutes. Oui je suis d'accord que les médecins anathomopatholgistes travaillent dans l'ombre, que leur travail est primordial et que c'est bien que tu en parles, ils et elles le méritent.
    Pour les soins de support ça avance mais quand on habite loin de l'hopital ce n'est pas facile voire impossible d'y avoir accès. C'est pour celà que je me suis engagée aupres de 'courir pour elles' et que j'espère à terme pouvoir proposer qq chose pour les malades habitant en milieu rural ou de montagne comme moi.
    Merci encore Isabelle pour ton article

    Posté par marie, samedi 8 octobre 2011 à 22:45
  • Essais cliniques

    Chaque centre de lutte contre le cancer possède un registre des essais cliniques. C'est répertorié sur leurs ordinateurs. Les médecins qui vous suivent ont accès à ces bases de données, n'en doutez pas les filles!
    Ils bossent tous en réseau mondial.
    Les protocoles de soins sont mondiaux. Aujourd'hui, on communique! (et heureusement pour nous...)

    http://www.e-cancer.fr/les-essais-cliniques/registre-des-essais-cliniques?task=liste&idSpecialite=&idOrgane=28&etat=2

    http://www.notre-recherche-clinique.fr/

    http://www.arcagy.org/infocancer/en-savoir-plus/essais-therapeutiques-recherche-clinique/le-registre-des-essais-cliniques-francais.html

    Posté par Martine Carret, dimanche 9 octobre 2011 à 10:49
  • Article complet

    Coucou Isa, comme toujours je lis tes articles avec une grande attention. Et cet article est complet, l'institut Curie, tout le monde voudrait y être traitée. On m'a dit que beaucoup de canadien vont à Curie pour se faire soigner. Nous avons des grands centres ici au Québec, et je suis allée rencontrer un oncologue qui est une sommité et si je l'avais voulu, j'aurais pu me faire suivre à Montréal. Si j'avais reçu de la chimio je ne pouvais pas être traitée par ce médecin à Montréal si je ne faisais pas mes traitements à cet hôpital universitaire. Il aurait fallu que je me déplace aux 3 semaines à Montréal pour recevoir le traitement. Ma demande a été à ce moment: puis-je être suivie par cet oncologue qui travaillera en collaboration avec mon oncologue de l'hôpital où je suis suivie et qu'on me permette de recevoir les traitements dans ma région et la réponse a été non. Je devais choisir un hôpital ou l'autre. Cet oncologue qui est une sommité, m'a par contre rassurée en me disant que mon oncologue est reconnu également comme une sommité. Alors oui je suis entre bonnes mains, mais loin des grands centres. Ton article est très bien et que tu as fait le tour de tous ce qui se passe lorsque l'on découvre le cancer. Pour nous qui sommes atteintes, la recherche n'avance pas aussi rapidement que nous le voudrions par manque de moyens financiers. Le grand problème est le financement. Chez vous comme chez nous, il y a place à l'amélioration sur la recherche et pour les femmes qui comme moi vivent en région, il serait excellent que nos médecins travaillent en collaboration afin d'être à la fine pointe de la technologie peu importe où nous vivons afin de recevoir les traitements auxquels nous avons droit.

    Merci Isabelle pour cet article génial, je te le répète souvent, tes articles sont toujours intéressants. Tout comme moi, tu fais en sorte de guider les femmes atteintes d'un cancer, de les informer, de les encourager et tu en parles ouvertement comme je le fais sur mon blog depuis 2009. Mon blog m'a beaucoup aidée à mieux vivre mon cancer et d'y rencontrer des femmes formidables, dont toi. Merci Isa d'être entrée dans ma vie virtuellement. Bisous, France

    Posté par france, dimanche 9 octobre 2011 à 17:35
  • ton article sur Curie

    voilà , c'est une fille de Lyon qui me donne des infos sur l'institut où je suis soignée depuis 10 ans. Bravo, Isabelle, tes articles sont super intéressants et accessibles , ton blog est une réussite parce qu'il est vivant, il suit l'actualité de près et il est très bien organisé..
    Enfin je découvre des personnes à Curie qu'on ne voit jamais et ça fait un bien fou, parce qu'on ne nous donne jamais d'infos sur la recherche et du coup on sait pas ce qui se trame derrière les murs, c'est comme la face cachée de l'iceberg et moi voir des scientifiques enthousiastes comme le Pr VINCENT SALOMON , ça donne la gniaque et ça dédramatise les choses parce qu'on comprend un peu mieux comment ça fonctionne. On voudrait même être informé tous les jours de leur travail. Merci de nous servir de relais

    Posté par fantomet, lundi 10 octobre 2011 à 21:52
  • Vocation

    Ma fille se lance dans des études de médecine. Elle aspire à travailler dans la recherche médicale. Quand je lis ta description des médecins chercheuses que tu as rencontrées, je me dis qu'elle fait vraiment le bon choix.

    Posté par beacaza, lundi 10 octobre 2011 à 22:02
  • Beau travail d'info!!! C'est clair, détaillé, argumenté...Tu pèses le "pour"et le "contre", ça change des discours du monde médical ou des médias du genre: la cancer ça se soigne bien, on ne meurt pas d'un cancer du sein, mangez équilibré et bougez pour éviter le cancer...

    je m'indigne comme toi qu'il n'y a pas égalité des soins en France! J'habite à 80 km du centre Alexis vautrin à Nancy où je suis suivie depuis 2003, et ça a compliqué les séances de chimio, puis la radio-thérapie, sans parler des hospitalisations.
    Pour celles qui ont de jeunes enfants, c'est vraiment la galère...Et il y a de plus en plus de femmes jeunes atteintes de cancer du sein, hélas.
    continue à nous unformer, c'est important!amicalement.
    Biquette.

    Posté par YY, mardi 11 octobre 2011 à 10:05
  • Bien sur encore un article au top!
    Je rejoins tout à fait la difficulté de vivre les soins quand on habite à plus de 120 km du premier service d'oncologie bien sur.
    Je voulais aussi souligner comme tu le fais l'engagement des médecins. C'est avec plaisir que je lis aujourd'hui que Dr Siggal a répondu à toutes mes questions lors du chat de ce soir! et j'ai senti une réelle écoute ainsi qu'un soucis d'informer au plus juste. Merci à elle.

    Posté par marie, jeudi 13 octobre 2011 à 23:02
  • Merci à Isabelle pour cet article très intéressant et Merci à tous ces chercheurs de l'ombre sans qui nous ne serions peut être plus là.
    J'ai effectivement fait le choix d'aller me faire soigner dans un centre de senologie...... à 85 KM de la maison, malgré une clinique à 5 mn à pieds et par contre je n'ai eu aucun problèmes de prise en charge des trajets.
    Merci à vous toutes pour vos article tous super interressant
    bises

    Posté par Halize, vendredi 14 octobre 2011 à 20:24
  • merci à l'institut curie

    isabelle

    je suis suivie à l'institut curie depuis 2009
    effectivement le cancer avait métastasé
    a moins de 40 ans on m'avait toujours dit que je n'avais pas l'age!!!

    maintenant la maladie n'est plus,cela est grâce à tous les médecins de l'institut curie qui ont tout mis en place pour un traitement au plus vite
    une prise en charge excellente, ils ne m'ont jamais lâchés.
    des pro!

    merci
    nallie

    Posté par nallie, lundi 7 novembre 2011 à 14:16
  • demande d'aide

    j sui jeune marocain de 24 ans ca fait j ai un une tumeur gliale au tron cerebral les médecins ici ont decidé que le traitement cest la protontherapie technique qui n'existe pas au maroc alors jai envoyé mon dossier à linstitut curie depuis un mois et jusqu'à maintenant sans reponse svp si vous pouvez m'aider parc que j me sens perdu entre l'attente de votre reponse ou attentdre la mort pour me taper la porte

    Posté par khadija, lundi 17 février 2014 à 15:52
  • traitement cancer sein

    Bonjour
    Je dois me faire opérer un carcinum in situ au sein. C'est le deuxième du m^me côté; mon oncologue me dit que je subiraits une mastectomie; J'aimerai faire cette opération dans votre institut; Pourriez vous me donner la marche à suivre svp?
    PS J'habite à la Réunion
    merci
    cdt

    Posté par clain, mercredi 25 février 2015 à 18:00
    • Bonsoir
      Il faut que vous preniez contact avec l'hôpital jean Mermoz à Lyon
      Appelez le secrétariat du dr Gratadour et elle ou ses collègues sont des chirurgiens en gynécologie spécialises dans le cancer
      Bon courage

      Posté par IsabelleDeLyon, mercredi 25 février 2015 à 21:07

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