La Gniaque

Survivante d'un cancer du sein Her2 métastasé au foie en 2006, en rémission jusqu'en 2015 avec des chimios à vie. Je cherche à transmettre de l'espoir à travers mon expérience. Cliquez sur l'image, à gauche.

lundi 7 avril 2008

Du Soutien

Mes proches, mon mari, mes filles et tous ceux qui m'ont entourée pendant les pires moments m'ont été d'une aide inestimable, qu'est-ce que ça fait du bien de sentir qu'on est si important pour eux, qu'on n'a pas le droit de baisser les bras pour eux. Ils m'ont portée pendant tous ces traitements si lourds à vivre. Quand je n'allais pas bien dans ma tête, il suffisait que mes filles ou mon mari me serrent très fort dans leurs bras et me disent "je t'aime" pour que tous mes petits tracas physiques repassent au second plan et que mon optimisme et mon envie de vivre m'envahissent entièrement.

Le site Impatientes ex Essentielles est indispensable, c'est grâce à toutes ces essentielles que j'ai repris espoir quand tout était noir. C'est l'expérience de Mamounette qui m'a relevée, je me suis dit pourquoi pas moi aussi? pourquoi Herceptine n'arriverait pas à me permettre de vivre quelques années de plus avec mes amours. Je me suis mise à ne plus lire les statistiques déprimantes d'un cancer du sein métastasé dans le foie. Les stats ça ne concerne personne, c'est une moyenne, ça sert aux médecins. Je suis allée chercher les extrêmes : "combien d'années pouvait-on vivre avec des métas au foie ?" et j'ai trouvé que 3% avaient vécu 15 ans ou plus alors je me suis dit que ça pourrait aussi être moi et l'espoir est revenu, et avec, optimisme et moral.

Pour accéder au site des impatientes

Psycho-onchologue : après avoir vécu des moments de grande angoisse, j'ai décidé de faire un travail sur moi mais après coup, pas pendant les traitements lourds. J'étais à ce moment-là dans une bataille pour survivre, maintenant que la peur de mourir s'est éloignée de moi, j'ai voulu faire cette démarche.

Je ne voulais pas aller voir n'importe qui, je n'avais pas envie qu'on me fasse du mal par des mots maladroits, ni de lire de la peur dans les yeux de mon interlocuteur comme ça m'est arrivé plusieurs fois quand il a lu ou entendu "métastase". J'avais essayé, une fois, de voir une psy en libéral soit disant pour l'expression des sentiments refoulés, elle a réussi à me dire que mon cancer du sein était dû à un problème de relation mère-enfant et que mes métastases au foie signifiaient que mon conflit était en cours de résolution. J'ai vraiment eu l'impression d'être tombée sur une charlatane.

Je suis suivie au centre anti-cancéreux de Lyon, il y a une équipe formidable et en plus, tout est pris en charge, aucune avance à faire. Je suis d'un naturel optimiste mais mon psycho-onchologue m'aide à positiver encore plus.

Deux livres de Carl Simonton m'ont aidé à faire un travail sur moi :

"Guérir envers et contre tout"

guerirenverscontretout

"L'aventure d'une guérison",
un peu trop tourné vers Dieu à mon goût mais la démarche me convient.

anticancer


et de David Servan-Schreiber

"Guérir le stress, l'anxiété, la dépression
sans médicaments ni psychanalyse
"

guerir
         

Sophrologue : j'avais besoin de me poser, je me trouvais très agitée, je pensais au yoga mais j'ai appris qu'au centre Léon Bérard de Lyon, on pouvait bénéficier de séances de sophrologie. J'étais contente de trouver un professionnel habitué aux personnes ayant le même parcours que moi et ne risquant pas d'être déplacé dans ses propos. Ces séances me font un immense bien. Je relâche vraiment toutes les tensions qui m'habitent. J'essaye de refaire ces exercices de respiration quand je suis dans une IRM, ou quand je sens un grand stress monté en moi. Ça m'aide.

Alimentation : A l'annonce de mon cancer, j'ai décidé de mettre en pratique certaines règles alimentaires, on m'en avait vanté les mérites avant d'être malade mais je repoussais le moment de les mettre en application car elles impliquaient de changer complètement mon alimentation.

  • Lait animal : tout d'abord j'ai supprimé complètement tous les aliments faits avec du lait animal, ce qui signifie lait de vache mais aussi crème fraîche, beurre, fromage, lactose. Heureusement le soja existe, mais ce n'est pas un simple remplacement, c'est aussi changer sa façon de manger, fini les gratins, fini les quiches, je consomme beaucoup plus d'aliments natures, moins transformés. J'étais une très grosse consommatrice de lait, et finalement ça n'a pas été aussi difficile que je le pensais. Je me sens bien mieux et je trouve que mon système de défenses immunitaires en bénéficie pleinement et en est renforcé. Je n'ai quasiment jamais rien alors que mes globules blancs sont bas et que j'ai deux filles à l'école développant toutes les maladies infantiles.

  • Bio et sans huiles hydrogénées (trans) : j'achète quasiment tout bio, et quand ce n'est pas le cas, je lis très attentivement les étiquettes et surtout aucun produit avec des huiles hydrogénées. On en trouve partout, même dans les herbes congelées de Picard comme le persil!

    Et puis maintenant on trouve des rayons bio très bien achalandés dans les moyennes et grandes surfaces. On y trouve vraiment de tout. J'ai même trouvé des chocolats de Pâques bio et au chocolat noir sans lait ajouté.

  • Sans sucre et sans farine blanche : je n'ai pas réussi à les supprimer complètement de mon alimentation mais je les ai réduits au strict minimum, j'achète même des confitures sans sucre, elles sont sucrées avec du jus de fruits et elles sont bio. J'étais aussi une très grosse consommatrice de sucre, je mettais trois morceaux de sucre tous les jours dans mon café, les supprimer du jour au lendemain est une question de volonté, ça s'est fait super facilement en fait. Le cancer se nourrit de glucose, autant ne pas lui en fournir de trop!!

    Pour la farine blanche, je prends des pâtes complètes, je consomme du pain multi céréales que je fais avec ma machine à pain. Il reste encore les gâteaux, les crêpes mais c'est très occasionnel.

  • Alimentation anti-cancer et augmentant les défenses du système immunitaire : je consomme tous les aliments riche en oméga 3 et surtout pauvre en oméga 6, toute la famille du choux, brocolis, choux de Bruxelles, choux fleur; tous les aliments colorés, pamplemousse rose, mangue, carottes, potiron, les poissons comme le maquereau, thon, saumon. On mange très très peu de viande rouge, ça ne me tente plus beaucoup, on trouve plutôt dans nos assiettes de la viande blanche, du poisson, des oeufs bio et quand j'achète du porc, j'achète du porc bleu blanc coeur http://www.bleu-blanc-coeur.com/ et puis de l'ail, de l'oignon, du gingembre, de la cannelle et le plus de fines herbes et d'épices possible notamment la poudre à carry contenant du poivre et du curcuma.

    Mon budget nourriture est un poste assez important et je passe du temps à faire les repas puisque je ne prends pas du tout prêt mais c'est ce que je donne à mon corps, c'est la source même de la vie, de ce qui circule en moi et qui contribue à ma santé et à celle de ma famille. J'espère que ça aura un rôle préventif sur mes filles, de toute façon ça ne peut que leur être favorable et je leur donne de bonnes habitudes alimentaires. Elles sont forcément sensibilisées au cancer et au rôle de l'alimentation, on leur en parle, on leur explique et je crois bien que le message passe. Et puis finalement au lieu de manger une pizza toute prête, ou un plat plein de lait, de sel et de sucre, c'est mieux de manger des légumes cuits à la vapeur et revenus avec des herbes dans une grande poêlée. Ça a tellement plus de goût et de vertus.

Des livres qui m'ont aidé pour mieux comprendre l'interaction entre mon alimentation et ma santé :

"Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles"
de David Servan-Schreiber

anticancer

et le site Internet qui l'accompagne : http://www.guerir.fr/

J'y ai trouvé un résumé des aliments à consommer davantage pour améliorer nos défenses naturelles dans ce livret à télécharger en cliquant dessus :  "Les réflexes anticancer au quotidien"


"Votre vie entre vos mains"
de Jane Plant

votrevieentrevosmains

Elle eu un cancer du sein et a arrêté le lait de vache, très facile à lire.
Elle a aussi créé un site en anglais : http://www.cancersupportinternational.com/janeplant.com/


"Les aliments contre le cancer"
de  Richard Beliveau et Denis Gingras,

alimentscontrecancer

dont s'est fortement inspiré David Servan-Schreiber.
et leur site : http://www.richardbeliveau.org/

Ils ont aussi publié un autre livre
"Cuisiner avec les aliments anticancer"

cuisiner

            

pour aider à mettre en pratique leurs recommandations.


Avec mes enfants : je ne leur ai rien caché, j'ai toujours tout expliqué avec des mots à leur portée.

Au Centre Léon Bérard de Lyon, des groupes de paroles sont organisés tous les premiers mercredi de chaque mois pour les enfants et les parents peuvent y assister aussi . Ces groupes sont animés par une psychologue et un cancérologue.

Mes deux filles y ont assisté pour la première fois le mercredi 2 avril 2008 et je n'imaginais pas que ça aurait un tel impact positif sur elles. J'espère qu'elles n'auront jamais le cancer, qu'elles ne connaîtront jamais les tristes expériences que je vis.

C'est très dur de ne pas se sentir coupable de leur imposer notre cancer, de ne pas être une maman comme les autres sans cette mort qui me rode autour. Lorsque j'ai appris que j'avais un cancer, c'est à elles que j'ai pensé en premier, comment je pouvais leur faire ça, les rendre orphelines de mère si jeunes, c'était une souffrance sans nom d'imaginer leur chagrin. Et toujours je ne peux m'empêcher de me projeter à leur âge et d'essayer de voir quels souvenirs j'ai de ma mère, de mes parents à cet âge et à mon grand désespoir, pas grand chose, à 3 ans rien du tout et à 6 ans, quelques flash, impossible de partir maintenant, elles ne se souviendront même pas de moi. Ces pensées me causent la plus grande souffrance due au cancer. Aucune souffrance physique ne peut surpasser ce que je ressens par rapport à ça.

Un livre illustré très bien fait pour les jeunes enfants :

"Ma Maman est malade"
de Bénou aux éditions du mouton cerise


Cet album a été écrit et illustré par une jeune femme, illustratrice, mère de deux petites filles, et atteinte d'un cancer du sein. Il raconte, avec des mots d'enfants, le cancer de leur maman : la découverte de la maladie, les traitements, les examens et opérations jusqu'à la rémission. Ce petit ouvrage est résolument optimiste, coloré et adapté aux jeunes enfants. C'est le témoignage d'un parcours de vie, d'une histoire, destiné à favoriser les échanges entre l'enfant, la personne malade et leurs proches.


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